Sirop de romarin et de miel (oxymel)
Un sirop médicinal ancien mêlant miel, vinaigre et romarin, réduit doucement jusqu'à consistance sirupeuse. On en prenait une cuillerée pour la toux ou pour « réjouir le cœur ». Doux, acidulé, légèrement amer.
Un sirop médicinal ancien mêlant miel, vinaigre et romarin, réduit doucement jusqu'à consistance sirupeuse. On en prenait une cuillerée pour la toux ou pour « réjouir le cœur ». Doux, acidulé, légèrement amer.
Voici un secret que toute bonne ménagère doit connaître. Je pèse à ma balance autant de miel que de bon vinaigre, j'y plonge une grosse branche de romarin, et je laisse le tout fondre à très petit feu — surtout qu'il ne bouille point trop fort, sans quoi le miel s'amertume. Quand le sirop nappe la cuillère, je le passe et je l'enferme dans une fiole de grès. Une cuillerée au matin réjouit le cœur et déprend la poitrine ; j'en tiens toujours en réserve sur mon office.
- •Miel — une livre (base et douceur)
- •Vinaigre de vin — même poids (acidité conservatrice)
- •Romarin frais — une grosse branche (plante active signature)
Sirop de romarin et de miel (oxymel)
Un sirop médicinal ancien mêlant miel, vinaigre et romarin, réduit doucement jusqu'à consistance sirupeuse. On en prenait une cuillerée pour la toux ou pour « réjouir le cœur ». Doux, acidulé, légèrement amer.
Pourquoi ce plat ? Herbes, mortier et balance de précision : Anne Ponsarde appartient au monde des savoirs pratiques où la cuisine et la pharmacie se faisaient à la même table. L'oxymel — miel, vinaigre et plante — est le remède domestique par excellence de l'époque, préparé entre deux plats.
Voici un secret que toute bonne ménagère doit connaître. Je pèse à ma balance autant de miel que de bon vinaigre, j'y plonge une grosse branche de romarin, et je laisse le tout fondre à très petit feu — surtout qu'il ne bouille point trop fort, sans quoi le miel s'amertume. Quand le sirop nappe la cuillère, je le passe et je l'enferme dans une fiole de grès. Une cuillerée au matin réjouit le cœur et déprend la poitrine ; j'en tiens toujours en réserve sur mon office.
Ingrédients (version d’époque)
- Miel — une livre (base et douceur)
- Vinaigre de vin — même poids (acidité conservatrice)
- Romarin frais — une grosse branche (plante active signature)
Ingrédients
- Miel (de garrigue de préférence) — 250 g (base)
- Vinaigre de vin blanc — 250 ml (acidité)
- Romarin frais — 2 belles branches (plante signature)
Préparation
- Verser le miel et le vinaigre dans une casserole à fond épais, ajouter le romarin.
- Chauffer à feu très doux sans faire bouillir, en remuant, 20 à 30 min, jusqu'à ce que le mélange nappe la cuillère.
- Retirer le romarin, écumer si besoin.
- Verser chaud dans un flacon de verre ou de grès ébouillanté ; fermer.
- Conserver au frais ; déguster une cuillère à café diluée dans un peu d'eau tiède.
Comment on faisait : L'oxymel (du grec oxos, vinaigre, et meli, miel) est une préparation de la pharmacopée gréco-arabe transmise jusqu'aux apothicaires de la Renaissance. On y faisait infuser des « simples » (plantes médicinales) ; le mélange acide-sucré servait à la fois de remède et de conservateur. Nostradamus, à Salon-de-Provence, consacra tout un traité aux confitures et préparations sucrées de ce type.
Le twist contemporain : Quelques gouttes dans une eau pétillante glacée font un « shrub » provençal sans alcool, joliment servi en carafe.
Sources : Michel de Nostredame (Nostradamus), Traité des fardements et confitures, 1555 · Pharmacopée des oxymels, tradition gréco-arabe transmise par les apothicaires de la Renaissance
Anne Ponsarde · Charactorium