Bean Porridge — potée de haricots et lard pour les jours maigres
Une potée épaisse et réconfortante de haricots fondants, parfumée par un morceau de lard salé et adoucie d'un soupçon de mélasse. Le plat des jours simples, qui tient au corps.
Une potée épaisse et réconfortante de haricots fondants, parfumée par un morceau de lard salé et adoucie d'un soupçon de mélasse. Le plat des jours simples, qui tient au corps.
Quand la bourse est plate — et la mienne le fut souvent, crois-moi — un pot de haricots au lard vaut tous les festins. Tu fais tremper tes fèves la veille, tu y jettes un bout de lard salé, et tu laisses mijoter tout le jour pendant que tu écris. Un doigt de mélasse pour arrondir, et te voilà nourri pour deux sous. J'ai tenu bien des hivers de Washington sur pareille écuelle, et ma plume ne s'en portait pas plus mal.
- •Haricots secs — une bonne mesure (base)
- •Lard salé — un morceau (gras et goût)
- •Oignon — un (aromate)
- •Mélasse — une cuillerée (rondeur)
- •Sel et poivre — selon le goût (assaisonnement)
Bean Porridge — potée de haricots et lard pour les jours maigres
Une potée épaisse et réconfortante de haricots fondants, parfumée par un morceau de lard salé et adoucie d'un soupçon de mélasse. Le plat des jours simples, qui tient au corps.
Pourquoi ce plat ? Anne Royall vivait de maigres revenus ; son alimentation était frugale, faite de pain, de légumes et d'un peu de viande quand elle le pouvait. La potée de haricots au lard, économique et nourrissante, mijotait dans toutes les cuisines modestes de la jeune République et collait parfaitement à son quotidien de plume sans fortune.
Quand la bourse est plate — et la mienne le fut souvent, crois-moi — un pot de haricots au lard vaut tous les festins. Tu fais tremper tes fèves la veille, tu y jettes un bout de lard salé, et tu laisses mijoter tout le jour pendant que tu écris. Un doigt de mélasse pour arrondir, et te voilà nourri pour deux sous. J'ai tenu bien des hivers de Washington sur pareille écuelle, et ma plume ne s'en portait pas plus mal.
Ingrédients (version d’époque)
- Haricots secs — une bonne mesure (base)
- Lard salé — un morceau (gras et goût)
- Oignon — un (aromate)
- Mélasse — une cuillerée (rondeur)
- Sel et poivre — selon le goût (assaisonnement)
Ingrédients
- Haricots blancs secs — 300 g (trempés une nuit) (base)
- Lard salé ou poitrine fumée — 150 g (gras et goût)
- Oignon — 1 gros, émincé (aromate)
- Mélasse — 1 c. à soupe (rondeur)
- Feuille de laurier — 1 (parfum)
- Sel et poivre — selon le goût (assaisonnement)
Préparation
- Égoutte les haricots trempés et mets-les dans une marmite avec de l'eau froide à hauteur.
- Ajoute le lard coupé en morceaux, l'oignon émincé et le laurier.
- Porte à frémissement et écume.
- Laisse mijoter à couvert 1 h 30 à 2 h, jusqu'à ce que les haricots soient bien tendres ; ajoute de l'eau si besoin.
- Incorpore la mélasse en fin de cuisson, sale prudemment (le lard l'est déjà) et poivre.
- Écrase grossièrement une partie des haricots pour épaissir, et sers brûlant en écuelle avec un johnny cake.
Comment on faisait : La 'bean porridge' était un pilier de la cuisine modeste de Nouvelle-Angleterre et des classes populaires. On la cuisait longuement, et la comptine 'bean porridge hot, bean porridge cold' rappelle qu'on la conservait et réchauffait sur plusieurs jours. Le lard salé et la mélasse — denrées peu coûteuses et de longue garde — en étaient les piliers.
Le twist contemporain : Sers-la en bol avec un filet d'huile d'olive et des herbes fraîches, façon 'cassoulet de poche' — le comfort food avant l'heure.
Sources : Lydia Maria Child, The American Frugal Housewife (1829) · Mary Randolph, The Virginia Housewife (1824)
Anne Royall · Charactorium