Goiabada com queijo (Romeu e Julieta)
Une confiture solide de goyave, cuite longuement avec du sucre jusqu'à devenir une pâte tranchable d'un rouge profond, servie avec un morceau de fromage frais peu salé. Le contraste sucré-acidulé du fruit et le fromage neutre est un classique.
Une confiture solide de goyave, cuite longuement avec du sucre jusqu'à devenir une pâte tranchable d'un rouge profond, servie avec un morceau de fromage frais peu salé. Le contraste sucré-acidulé du fruit et le fromage neutre est un classique.
Tu connais Roméo et Juliette ? Eh bien chez nous, c'est un dessert ! La goiabada toute rouge, sucrée, et à côté une tranche de queijo blanc bien sage : deux amoureux que tout oppose et qui, dans la bouche, s'entendent à merveille. Ma grand-mère en gardait toujours un pain dans le buffet, enveloppé, prêt pour les visites. Une bouchée de chaque, et puis un cafezinho — et la conversation peut durer jusqu'au soir.
- •Goyaves bien mûres — un plein panier (fruit de base)
- •Sucre — presque autant que de pulpe (conservation et douceur)
- •Fromage frais de fazenda — un morceau (contraste salé-doux)
Goiabada com queijo (Romeu e Julieta)
Une confiture solide de goyave, cuite longuement avec du sucre jusqu'à devenir une pâte tranchable d'un rouge profond, servie avec un morceau de fromage frais peu salé. Le contraste sucré-acidulé du fruit et le fromage neutre est un classique.
Pourquoi ce plat ? La goiabada, pâte de goyave dense qu'on conserve des mois, mariée à une tranche de fromage frais : ce duo qu'on surnomme 'Romeu e Julieta' est le dessert populaire du Brésil de Jobim, présent dans toutes les épiceries de Rio.
Tu connais Roméo et Juliette ? Eh bien chez nous, c'est un dessert ! La goiabada toute rouge, sucrée, et à côté une tranche de queijo blanc bien sage : deux amoureux que tout oppose et qui, dans la bouche, s'entendent à merveille. Ma grand-mère en gardait toujours un pain dans le buffet, enveloppé, prêt pour les visites. Une bouchée de chaque, et puis un cafezinho — et la conversation peut durer jusqu'au soir.
Ingrédients (version d’époque)
- Goyaves bien mûres — un plein panier (fruit de base)
- Sucre — presque autant que de pulpe (conservation et douceur)
- Fromage frais de fazenda — un morceau (contraste salé-doux)
Ingrédients
- Goyaves mûres (ou pulpe de goyave) — 1 kg (fruit de base)
- Sucre — 700 g (conservation)
- Jus de citron — 1 c. à soupe (fixe la pectine)
- Fromage frais type queijo minas ou feta douce — 1 morceau (service)
Préparation
- Couper les goyaves, les cuire avec un peu d'eau jusqu'à ce qu'elles soient tendres, puis passer au tamis pour obtenir une pulpe lisse sans pépins.
- Peser la pulpe, ajouter à peu près son poids en sucre et le jus de citron.
- Cuire à feu moyen en remuant sans cesse (attention aux projections brûlantes) : la pâte épaissit et fonce. Elle est prête quand la cuillère laisse voir le fond de la casserole.
- Verser dans un moule chemisé, lisser et laisser refroidir et figer plusieurs heures.
- Démouler, trancher, et servir chaque tranche avec un morceau de fromage frais.
Comment on faisait : Les portugais ont apporté au Brésil l'art des doces de fruta, ces pâtes de fruits très sucrées héritées des conserves de coing (la marmelada). Faute de coings, on a utilisé la goyave locale, abondante et parfumée : naquit la goiabada, qui se gardait des mois sans réfrigération — précieux sous les tropiques. C'était le sucré de réserve de toutes les maisons.
Le twist contemporain : Servir en cube glacé sur un cracker, ou fondre la goiabada en coulis tiède sur le fromage pour une version 'cheesecake déstructuré'.
Sources : Câmara Cascudo, História da Alimentação no Brasil
Antônio Carlos Jobim · Charactorium