La carte de Antonio de Beatis
Minestra du servizio di cucina (potage chaud d'ouverture)

Minestra di ceci e herbe (potage de pois chiches aux herbes)

QuotidienReconstitution🧂 🍄facile45 min (hors trempage)

Un potage épais et rustique de pois chiches longuement mijotés, parfumé d'herbes fraîches, d'oignon doux et d'un filet d'huile d'olive, lié au pain. Nourrissant, maigre, c'est le repas ordinaire d'un homme d'Église en chemin.

Minestra du servizio di cucina (potage chaud d'ouverture)

Un potage épais et rustique de pois chiches longuement mijotés, parfumé d'herbes fraîches, d'oignon doux et d'un filet d'huile d'olive, lié au pain. Nourrissant, maigre, c'est le repas ordinaire d'un homme d'Église en chemin.

Sachez, lecteur, qu'au long de notre périple par les terres de France et de Flandre, tous les jours n'étaient point de festin. Quand sonnait le maigre, je me contentais volontiers de ce potage de cèses que l'on tient pour humble : on les laisse fondre tout doucement avec un oignon, de bonnes herbes du jardin et un trait d'huile, puis l'on y trempe son pain. Mon maître le cardinal goûtait les viandes des princes ; moi, son chapelain, je rendais grâces sur cette écuelle, et je vous assure qu'elle nourrit son homme aussi bien qu'une parole sainte.
Antonio de Beatis
Ingrédients
  • Pois chiches (ceci)une bonne écuelle, mis à tremper la veille (base nourrissante)
  • Oignonun, émincé (fond aromatique)
  • Herbes (persil, blette, un peu de menthe)une poignée (fraîcheur et parfum)
  • Huile d'oliveun bon filet (liaison et rondeur)
  • Pain rassisquelques tranches (épaississant)
  • Selce qu'il faut (assaisonnement)
Comment on faisait : Les légumineuses (pois chiches, fèves, lentilles) formaient le socle des jours maigres et de l'alimentation populaire en Italie. Maestro Martino donne plusieurs minestre où l'on lie le potage au pain et où l'huile remplace le lard les jours d'abstinence. On cuisait au feu de bois dans un pot de terre, à petits bouillons, pendant des heures.
Sources : Maestro Martino da Como, Libro de arte coquinaria, vers 1465 · Bartolomeo Platina, De honesta voluptate et valetudine, 1474