La carte de Archange Michael
Provision de route (galette deux-fois-cuite des Miquelots)

Pain bis du pèlerin de Saint-Michel

VoyageÉvocation🧂 ☕moyen4 h (dont levée)

Une galette dense et sombre de seigle et d'orge, à peine salée, deux fois cuite jusqu'à devenir cassante, enrichie de figues sèches et de noisettes pour tenir la route. Saveur rustique, un peu amère, faite pour durer.

Provision de route (galette deux-fois-cuite des Miquelots)

Une galette dense et sombre de seigle et d'orge, à peine salée, deux fois cuite jusqu'à devenir cassante, enrichie de figues sèches et de noisettes pour tenir la route. Saveur rustique, un peu amère, faite pour durer.

Toi qui chausses tes souliers pour venir jusqu'à mon rocher cerné par les flots, écoute : la baie engloutit les imprudents, et la route est longue pour le ventre vide. Emporte donc ce pain dur, cuit deux fois afin qu'il ne pourrisse point ; le seigle te tiendra le corps, la figue et la noisette te rendront le pas. Romps-en un morceau quand tu verras au loin ma flèche, et rends grâce d'être arrivé. Ceux que je garde sur le chemin marchent toujours mieux nourris qu'ils ne croient.
Archange Michael
Ingrédients
  • Farine de seigletrois parts (base rustique qui se garde)
  • Farine d'orgedeux parts (base)
  • Levainun morceau (fermentation)
  • Selune pincée (goût et conservation)
  • Saindoux ou huileun peu (tenue, énergie)
  • Figues sèches et noisettesune poignée (énergie de marche)
Comment on faisait : Le principe du « pain deux fois cuit » (l'ancêtre du biscuit, de bis-cuit) servait à tous les voyageurs et marins : la seconde cuisson chasse l'humidité et le pain devient inattaquable par la moisissure. Le seigle, peu cher et rustique, était la céréale du pauvre et du pèlerin ; on l'agrémentait de fruits secs riches en énergie pour les longues marches.