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Le cycle de la Saint-Michel (Michaelmas)
Dans la chrétienté médiévale, le 29 septembre marque la fête de l'archange Michel : un des quatre « jours-charnières » de l'année rurale, où l'on payait les fermages, où s'achevaient les moissons et où l'année bascule vers la saison sombre. Le repas n'obéit pas à la grille entrée-plat-dessert : il s'organise autour de la table de fête (le grand rôt offert au seigneur ou partagé à la communauté), du pain d'offrande pétri des grains de la nouvelle récolte, des conserves faites avec les derniers fruits avant l'hiver, et des provisions de route des pèlerins en marche vers les sanctuaires michaéliques. C'est un repas du seuil : on rend grâce pour ce qui est engrangé, on se prémunit contre ce qui vient.
Signature : Les grains de la moisson nouvelle
Le fil conducteur de la table michaélique, ce sont les céréales fraîchement battues — orge, avoine, seigle — assemblées et offertes en remerciement. La technique emblématique est celle du struan : réunir dans un même pain tous les grains poussés sur la terre, les lier au beurre, aux œufs et au miel sauvage, et les cuire devant le feu sur une peau d'agneau. Offrir le tout, c'est consacrer la récolte entière à celui qui pèse les âmes.

Archange Michael à table

4 recettes d’époque