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Les itria au miel et sésame (pâte de l'Olympe)
Pourquoi ce plat ? Quand Arès siège parmi les Douze à la table de l'Olympe, on ne sert ni brouet ni galette de bivouac, mais le nectar et l'ambroisie — et, pour les hommes qui veulent honorer les dieux, des gâteaux de miel et de sésame déposés sur l'autel ou partagés en fin de banquet. Le miel, nourriture qui « rend immortel », et le sésame des noces grecques évoquent ce festin divin auquel même le dieu brutal de la guerre prend place.
Croquant de graines de sésame liées au miel chaud parfumé, ancêtre du pasteli. Une douceur dorée pour le symposion et les offrandes joyeuses.
Même un dieu de fer s'attable parfois parmi les rires. Quand je quitte la poussière des champs et que je remonte vers l'Olympe, on n'y sert pas le brouet des mortels : le miel coule, doré, celui qui rend les chairs immortelles. Fais chauffer ce miel jusqu'à ce qu'il chante, jette-y le sésame grillé que tu auras fait sauter sur le feu, mêle d'une main vive, et laisse durcir sur une pierre froide. Offres-en aux dieux avant d'y goûter — même moi, je sais qu'après le sang, il faut un peu de douceur.
- •Miel — abondant (liant et douceur)
- •Graines de sésame — deux mesures (cœur croquant)
- •Farine grillée (facultatif) — une poignée (épaissir)
Les itria au miel et sésame (pâte de l'Olympe)
Croquant de graines de sésame liées au miel chaud parfumé, ancêtre du pasteli. Une douceur dorée pour le symposion et les offrandes joyeuses.
Pourquoi ce plat ? Quand Arès siège parmi les Douze à la table de l'Olympe, on ne sert ni brouet ni galette de bivouac, mais le nectar et l'ambroisie — et, pour les hommes qui veulent honorer les dieux, des gâteaux de miel et de sésame déposés sur l'autel ou partagés en fin de banquet. Le miel, nourriture qui « rend immortel », et le sésame des noces grecques évoquent ce festin divin auquel même le dieu brutal de la guerre prend place.
Même un dieu de fer s'attable parfois parmi les rires. Quand je quitte la poussière des champs et que je remonte vers l'Olympe, on n'y sert pas le brouet des mortels : le miel coule, doré, celui qui rend les chairs immortelles. Fais chauffer ce miel jusqu'à ce qu'il chante, jette-y le sésame grillé que tu auras fait sauter sur le feu, mêle d'une main vive, et laisse durcir sur une pierre froide. Offres-en aux dieux avant d'y goûter — même moi, je sais qu'après le sang, il faut un peu de douceur.
Ingrédients (version d’époque)
- Miel — abondant (liant et douceur)
- Graines de sésame — deux mesures (cœur croquant)
- Farine grillée (facultatif) — une poignée (épaissir)
Ingrédients
- Graines de sésame — 200 g (ingrédient principal)
- Miel (thym ou fleurs) — 150 g (liant doré)
- Eau de fleur d'oranger ou zeste (clin d'œil, facultatif) — quelques gouttes (parfum)
- Pincée de sel — 1 pincée (équilibre du sucre)
Préparation
- Faire torréfier le sésame à sec à feu moyen jusqu'à coloration dorée, en remuant sans cesse.
- Dans une casserole, chauffer le miel avec la pincée de sel jusqu'à frémissement, environ 5 min.
- Hors du feu, incorporer le sésame chaud et mélanger vivement.
- Étaler la masse sur une feuille huilée ou une plaque froide, sur 0,5 cm, et tasser.
- Laisser durcir, puis couper en losanges avant complet refroidissement.
Comment on faisait : Les Grecs anciens connaissaient l'itrion, fine préparation de sésame et de miel mentionnée dès l'époque archaïque, et le sésame liait notamment les gâteaux de mariage. Sans sucre de canne (inconnu en Méditerranée antique), le miel était l'unique édulcorant : on le faisait chauffer pour caraméliser et enrober graines, fruits secs et farines. Ces douceurs concluaient le repas au moment des tragēmata et servaient d'offrandes sucrées aux divinités.
Le twist contemporain : Couper en petits losanges « boucliers » et saupoudrer d'un voile de graines de sésame noir pour le contraste, à servir avec un vin doux.
Sources : Athénée de Naucratis, Le Banquet des sophistes (Deipnosophistes) · A. Dalby & S. Grainger, The Classical Cookbook (1996)
Arès · Charactorium