La carte de Arès
Les itria au miel et sésame (pâte de l'Olympe)
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Tragēmata / douceurs du symposion et offrandes sucrées

Les itria au miel et sésame (pâte de l'Olympe)

FestifDocumentée🍯facile20 min
Tragēmata / douceurs du symposion et offrandes sucrées

Les itria au miel et sésame (pâte de l'Olympe)

Pourquoi ce plat ? Quand Arès siège parmi les Douze à la table de l'Olympe, on ne sert ni brouet ni galette de bivouac, mais le nectar et l'ambroisie — et, pour les hommes qui veulent honorer les dieux, des gâteaux de miel et de sésame déposés sur l'autel ou partagés en fin de banquet. Le miel, nourriture qui « rend immortel », et le sésame des noces grecques évoquent ce festin divin auquel même le dieu brutal de la guerre prend place.

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Tragēmata / douceurs du symposion et offrandes sucrées

Croquant de graines de sésame liées au miel chaud parfumé, ancêtre du pasteli. Une douceur dorée pour le symposion et les offrandes joyeuses.

Même un dieu de fer s'attable parfois parmi les rires. Quand je quitte la poussière des champs et que je remonte vers l'Olympe, on n'y sert pas le brouet des mortels : le miel coule, doré, celui qui rend les chairs immortelles. Fais chauffer ce miel jusqu'à ce qu'il chante, jette-y le sésame grillé que tu auras fait sauter sur le feu, mêle d'une main vive, et laisse durcir sur une pierre froide. Offres-en aux dieux avant d'y goûter — même moi, je sais qu'après le sang, il faut un peu de douceur.
Arès
Ingrédients
  • Mielabondant (liant et douceur)
  • Graines de sésamedeux mesures (cœur croquant)
  • Farine grillée (facultatif)une poignée (épaissir)
Comment on faisait : Les Grecs anciens connaissaient l'itrion, fine préparation de sésame et de miel mentionnée dès l'époque archaïque, et le sésame liait notamment les gâteaux de mariage. Sans sucre de canne (inconnu en Méditerranée antique), le miel était l'unique édulcorant : on le faisait chauffer pour caraméliser et enrober graines, fruits secs et farines. Ces douceurs concluaient le repas au moment des tragēmata et servaient d'offrandes sucrées aux divinités.
Sources : Athénée de Naucratis, Le Banquet des sophistes (Deipnosophistes) · A. Dalby & S. Grainger, The Classical Cookbook (1996)