La carte de Arturo Toscanini
Primo des grands jours (pâtes farcies en bouillon)

Anolini in brodo

QuotidienDocumentée🍄 🧂difficile1 nuit + 1 h 30

De minuscules ravioli ronds farcis d'un stracotto (bœuf braisé) réduit, de chapelure et de Parmigiano, cuits et servis dans un bouillon de viande limpide et parfumé. La quintessence du réconfort emilien.

Primo des grands jours (pâtes farcies en bouillon)

De minuscules ravioli ronds farcis d'un stracotto (bœuf braisé) réduit, de chapelure et de Parmigiano, cuits et servis dans un bouillon de viande limpide et parfumé. La quintessence du réconfort emilien.

Le dimanche, vois-tu, la maison sentait le bouillon dès l'aube — ma grand-mère mettait la viande à braiser la veille, lentement, lentement, comme on prépare un adagio. Les anolini, on les pinçait un à un, tout petits, et on comptait son bonheur au nombre qui flottait dans l'assiette. Jamais, jamais on ne sert le bouillon trouble : il doit être clair comme un son juste ! Souffle dessus, respire-le, puis bois-le tout chaud : voilà Parme un dimanche d'hiver.
Arturo Toscanini
Ingrédients
  • Bœuf à braiserun beau morceau (farce (stracotto))
  • Vin rougeun verre (braisage)
  • Chapelureune poignée (farce)
  • Parmigiano-Reggiano râpégénéreusement (farce)
  • Œufun (liant)
  • Bouillon de viandeen abondance (service)
  • Farine et œufsce qu'il faut (pâte)
Comment on faisait : Le stracotto était cuit des heures sur le coin du fourneau à bois, et sa farce mûrissait toujours une nuit pour développer son goût. Le bouillon, fait des os et bas morceaux de la semaine, ne se gaspillait rien. On comptait traditionnellement les anolini par douzaines selon l'appétit et le rang du convive.
Sources : Tradition culinaire de Parme et de Plaisance · Pellegrino Artusi, La scienza in cucina e l'arte di mangiar bene, 1891