Condiment de réserve (la petite réserve qui accompagne le riz)
Balachaung — condiment croustillant de crevettes séchées
ConservationDocumentée🌶️ 🍄 🧂facile35 min
Une mêlée croustillante et brune de crevettes séchées pilées, d'ail et d'oignon frits, relevée de piment, à parsemer sur le riz chaud.
Pourquoi ce plat ? Le balachaung se garde des semaines dans un bocal et transforme un simple bol de riz en repas. Frugal, durable, prêt à dépanner les jours maigres, il évoque ces longues périodes de pénurie où Daw Suu, assignée à résidence, devait se contenter de très peu.
Gardez toujours un bocal de ceci dans votre cuisine : c'est le secret des jours difficiles. Quand les vivres manquaient, une cuillerée de balachaung sur un peu de riz suffisait à faire un repas. On frit l'ail et l'oignon jusqu'au brun doré, on pile les crevettes séchées, on relève d'un soupçon de piment. Cela se conserve longtemps et console de bien des disettes : un petit pot d'endurance, en somme.
Ingrédients
- •Crevettes séchées — une bonne quantité (umami salé)
- •Ail — plusieurs têtes (croquant parfumé)
- •Oignon ou échalote — plusieurs (croquant)
- •Piment séché — selon le goût (piquant)
- •Huile — pour frire (cuisson et conservation)
Comment on faisait : Riche en sel et frit dans son huile, le balachaung se conservait des semaines sans réfrigération — précieux dans un climat chaud. Chaque famille birmane en gardait un pot pour transformer un simple bol de riz en repas, surtout en temps de disette.