Retour à Aung San Suu Kyi
Htamin et hin — le riz au centre de la table
Le repas birman s'organise autour d'un grand plat de riz (htamin) posé au milieu de la table, entouré de plusieurs petits bols partagés : un ou deux currys (hin) de poisson ou de légumes, une soupe claire (hin gyo), une salade (thoke) et des condiments piquants ou fermentés que chacun dose selon son goût. On ne sert pas en plats successifs : tout arrive ensemble et l'on pioche. Le matin et la rue ont leur propre univers de nouilles et de bouillons. Rien ne s'achève vraiment sans une feuille de thé fermenté offerte en signe d'hospitalité.
Signature : Lahpet — le thé fermenté
Unique au monde birman : les jeunes feuilles de théier sont cuites à la vapeur puis tassées et fermentées plusieurs mois. On les mange, on ne les boit pas. Acidulé, amer, légèrement astringent, le lahpet scelle les accords, accueille les hôtes et ponctue les fêtes. C'est la saveur-signature de toute table birmane.

Aung San Suu Kyi à table

1945 — ?

5 recettes d’époque