Galettes d'épeautre au lard et au fromage frais (pain de voyage)
Des galettes plates et compactes d'épeautre, enrichies de lard fondu et de fromage frais, cuites sur la pierre. Faciles à transporter, elles soutiennent les voyageurs sur les longues routes de la Gaule franque.
Des galettes plates et compactes d'épeautre, enrichies de lard fondu et de fromage frais, cuites sur la pierre. Faciles à transporter, elles soutiennent les voyageurs sur les longues routes de la Gaule franque.
Si tu dois prendre la route, ne pars jamais le ventre vide ni les mains vides. J'ai fait bien du chemin depuis les terres de Thuringe, et je sais ce qui tient un corps en selle : ces galettes serrées d'épeautre, où l'on a fait fondre un peu de lard et écrasé du fromage de nos brebis. On les cuit sur la pierre chaude, on les laisse sécher, et elles voyagent dans la besace plusieurs jours sans tourner. Mords dedans quand le soleil baisse : tu remercieras la femme qui les a pétries.
- •Farine d'épeautre — deux écuelles (base)
- •Lard — quelques lardons fondus (gras et goût)
- •Fromage frais de brebis — une poignée (liant et saveur)
- •Eau — ce qu'il faut (hydratation de la pâte)
- •Sel — une pincée (assaisonnement)
Galettes d'épeautre au lard et au fromage frais (pain de voyage)
Des galettes plates et compactes d'épeautre, enrichies de lard fondu et de fromage frais, cuites sur la pierre. Faciles à transporter, elles soutiennent les voyageurs sur les longues routes de la Gaule franque.
Pourquoi ce plat ? La vie de Basine est faite de longues routes : de Thuringe vers Tournai pour rejoindre Childéric, à travers une Gaule morcelée après la chute de Rome. Sur ces chemins, on emporte un pain dense et nourrissant, lesté de lard et de fromage, qui tient des jours sans se gâter. Le casse-croûte des reines en déplacement comme des guerriers en campagne.
Si tu dois prendre la route, ne pars jamais le ventre vide ni les mains vides. J'ai fait bien du chemin depuis les terres de Thuringe, et je sais ce qui tient un corps en selle : ces galettes serrées d'épeautre, où l'on a fait fondre un peu de lard et écrasé du fromage de nos brebis. On les cuit sur la pierre chaude, on les laisse sécher, et elles voyagent dans la besace plusieurs jours sans tourner. Mords dedans quand le soleil baisse : tu remercieras la femme qui les a pétries.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine d'épeautre — deux écuelles (base)
- Lard — quelques lardons fondus (gras et goût)
- Fromage frais de brebis — une poignée (liant et saveur)
- Eau — ce qu'il faut (hydratation de la pâte)
- Sel — une pincée (assaisonnement)
Ingrédients
- Farine d'épeautre — 300 g (base)
- Lardons (ou poitrine fumée taillée) — 100 g (gras et goût)
- Fromage frais de brebis (ou brousse) — 120 g (liant et saveur)
- Eau tiède — 120 ml environ (hydratation)
- Sel — 1 c. à café (assaisonnement)
Préparation
- Faites revenir les lardons à sec jusqu'à ce qu'ils rendent leur gras et dorent. Réservez lardons et graisse.
- Dans un saladier, mélangez la farine d'épeautre et le sel. Incorporez la graisse de lard tiède, le fromage frais émietté et les lardons.
- Ajoutez l'eau peu à peu et pétrissez jusqu'à obtenir une pâte ferme et homogène.
- Divisez en boules et aplatissez-les en galettes épaisses d'environ 1 cm.
- Cuisez à la poêle bien chaude (ou sur une pierre/plaque) 4 à 5 min par face, jusqu'à ce qu'elles soient dorées et cuites à cœur.
- Laissez refroidir et sécher sur une grille : elles se gardent ainsi plusieurs jours et se transportent facilement.
Comment on faisait : Les galettes denses cuites sur pierre ou sous la cendre précèdent le pain levé et conviennent aux déplacements, fréquents dans un monde franc où l'aristocratie et les armées étaient itinérantes. L'épeautre, blé vêtu rustique, était courant dans le nord de la Gaule, et le lard salé comptait parmi les rares moyens de conserver le porc et d'emporter des protéines sur la route.
Le twist contemporain : Glissez-en deux dans du papier kraft ficelé pour un « en-cas de voyageur mérovingien » à emporter en randonnée — robuste, salé, parfait au sommet d'une côte.
Sources : Massimo Montanari, La faim et l'abondance · Bruno Dumézil, Les royaumes barbares en Occident
Basine de Thuringe · Charactorium