Porridge d'avoine du petit matin
Une bouillie d'avoine chaude et lisse, mouillée d'un peu de lait et relevée d'une pointe de sucre. Roborative, bon marché, vite préparée : le petit-déjeuner austère d'un homme qui se levait tôt et tenait à l'ordre en toutes choses.
Une bouillie d'avoine chaude et lisse, mouillée d'un peu de lait et relevée d'une pointe de sucre. Roborative, bon marché, vite préparée : le petit-déjeuner austère d'un homme qui se levait tôt et tenait à l'ordre en toutes choses.
Je n'ai jamais compris qu'un officier commence sa journée le ventre vide ou la tête lourde de la veille. Chez moi, c'est porridge à six heures, ni plus ni moins : de l'avoine, de l'eau, une pincée de sel, et l'on remue sans relâche jusqu'à ce que la chose tienne à la cuillère. Pas d'alcool, pas de tabac, rien qui amollisse l'esprit — un homme discipliné se nourrit avec la même rigueur qu'il commande. Tenez la cuillère droite et mangez : on ne gagne pas une bataille l'estomac creux.
- •Flocons d'avoine (rolled oats) — une bonne poignée par personne (base)
- •Eau — à couvrir largement (cuisson)
- •Sel — une pincée (assaisonnement)
- •Lait — un filet (liant)
- •Sucre ou mélasse claire (golden syrup) — au goût (douceur)
Porridge d'avoine du petit matin
Une bouillie d'avoine chaude et lisse, mouillée d'un peu de lait et relevée d'une pointe de sucre. Roborative, bon marché, vite préparée : le petit-déjeuner austère d'un homme qui se levait tôt et tenait à l'ordre en toutes choses.
Pourquoi ce plat ? Montgomery menait une vie d'une sobriété de fer : repas simples, réguliers, ni alcool ni tabac. Le porridge — bouillie d'avoine du matin, pilier du breakfast britannique et nourriture des camps comme des collèges — incarne exactement cette discipline alimentaire qui le distinguait des officiers bons vivants de son temps.
Je n'ai jamais compris qu'un officier commence sa journée le ventre vide ou la tête lourde de la veille. Chez moi, c'est porridge à six heures, ni plus ni moins : de l'avoine, de l'eau, une pincée de sel, et l'on remue sans relâche jusqu'à ce que la chose tienne à la cuillère. Pas d'alcool, pas de tabac, rien qui amollisse l'esprit — un homme discipliné se nourrit avec la même rigueur qu'il commande. Tenez la cuillère droite et mangez : on ne gagne pas une bataille l'estomac creux.
Ingrédients (version d’époque)
- Flocons d'avoine (rolled oats) — une bonne poignée par personne (base)
- Eau — à couvrir largement (cuisson)
- Sel — une pincée (assaisonnement)
- Lait — un filet (liant)
- Sucre ou mélasse claire (golden syrup) — au goût (douceur)
Ingrédients
- Flocons d'avoine — 60 g (base)
- Eau — 300 ml (cuisson)
- Lait — 100 ml (liant)
- Sel — 1 pincée (assaisonnement)
- Sucre roux ou golden syrup — 1 cuillère à café (douceur)
Préparation
- Verser l'avoine, l'eau et la pincée de sel dans une casserole.
- Porter à frémissement en remuant constamment pour éviter les grumeaux.
- Cuire 5 à 8 minutes jusqu'à obtenir une bouillie crémeuse.
- Ajouter le lait, mélanger, puis verser dans un bol.
- Sucrer d'un filet de golden syrup ou d'une cuillère de sucre roux et servir brûlant.
Comment on faisait : Le porridge était un aliment universel de la Grande-Bretagne d'avant et de pendant-guerre : peu coûteux, rassasiant, et l'avoine n'était pas rationnée comme le pain blanc. On le cuisait longuement à feu doux, traditionnellement salé en Écosse, sucré ou nappé de golden syrup en Angleterre.
Le twist contemporain : Servez-le « à la maréchale » : surface parfaitement lissée, un sillon de syrup tracé bien droit au centre — l'ordre jusque dans le bol.
Sources : Norman Longmate, *How We Lived Then: A History of Everyday Life During the Second World War* (1971)
Bernard Montgomery · Charactorium