La carte de Berthe de Bourgogne
La douceur d'oblation (petites gaufres bénies)

Oublies au miel, fer chaud

OffrandeReconstitution🍯moyen45 min

De très fines galettes de froment et de miel, cuites entre deux fers brûlants jusqu'à devenir croustillantes et dorées, parfumées d'un voile de cannelle : la douceur que l'on offrait et que l'on partageait aux fêtes d'église.

La douceur d'oblation (petites gaufres bénies)

De très fines galettes de froment et de miel, cuites entre deux fers brûlants jusqu'à devenir croustillantes et dorées, parfumées d'un voile de cannelle : la douceur que l'on offrait et que l'on partageait aux fêtes d'église.

Ces petites oublies, je les fais cuire entre les fers comme on cuit le pain de l'autel, légères à se rompre du bout des doigts. Un peu de froment, le miel de mes ruches, une once de cannelle, et que le fer soit bien chaud — gare à ne point les laisser noircir. J'en fais porter aux pauvres aux portes de l'église, car la douceur partagée pour l'amour de Dieu vaut mieux qu'un festin gardé pour soi.
Berthe de Bourgogne
Ingrédients
  • Farine de fromentdeux poignées (base de la pâte)
  • Mielune cuillerée (douceur)
  • Eauce qu'il faut (liant de la pâte)
  • Cannelleune pincée (parfum)
  • Œufsun ou deux (liant)
Comment on faisait : Les oublies (ou « nieules »), ancêtres de la gaufre et du plaisir des marchands « oubloyeurs », étaient cuites entre deux fers gravés et liées au pain liturgique. On les distribuait lors des fêtes religieuses et en aumône, le miel y remplaçant un sucre quasi inexistant en France à l'an mil.