Oublies au miel, fer chaud
De très fines galettes de froment et de miel, cuites entre deux fers brûlants jusqu'à devenir croustillantes et dorées, parfumées d'un voile de cannelle : la douceur que l'on offrait et que l'on partageait aux fêtes d'église.
De très fines galettes de froment et de miel, cuites entre deux fers brûlants jusqu'à devenir croustillantes et dorées, parfumées d'un voile de cannelle : la douceur que l'on offrait et que l'on partageait aux fêtes d'église.
Ces petites oublies, je les fais cuire entre les fers comme on cuit le pain de l'autel, légères à se rompre du bout des doigts. Un peu de froment, le miel de mes ruches, une once de cannelle, et que le fer soit bien chaud — gare à ne point les laisser noircir. J'en fais porter aux pauvres aux portes de l'église, car la douceur partagée pour l'amour de Dieu vaut mieux qu'un festin gardé pour soi.
- •Farine de froment — deux poignées (base de la pâte)
- •Miel — une cuillerée (douceur)
- •Eau — ce qu'il faut (liant de la pâte)
- •Cannelle — une pincée (parfum)
- •Œufs — un ou deux (liant)
Oublies au miel, fer chaud
De très fines galettes de froment et de miel, cuites entre deux fers brûlants jusqu'à devenir croustillantes et dorées, parfumées d'un voile de cannelle : la douceur que l'on offrait et que l'on partageait aux fêtes d'église.
Pourquoi ce plat ? Berthe est tout entière liée à la dévotion : psautier enluminé, chartes de donation pieuse, reliquaire. Les oublies, fines pâtes cuites entre deux fers — proches du pain d'autel — se donnaient en aumône et aux fêtes religieuses. Pour une reine soucieuse du salut de son âme après une union condamnée, ce sont les douceurs de la piété.
Ces petites oublies, je les fais cuire entre les fers comme on cuit le pain de l'autel, légères à se rompre du bout des doigts. Un peu de froment, le miel de mes ruches, une once de cannelle, et que le fer soit bien chaud — gare à ne point les laisser noircir. J'en fais porter aux pauvres aux portes de l'église, car la douceur partagée pour l'amour de Dieu vaut mieux qu'un festin gardé pour soi.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine de froment — deux poignées (base de la pâte)
- Miel — une cuillerée (douceur)
- Eau — ce qu'il faut (liant de la pâte)
- Cannelle — une pincée (parfum)
- Œufs — un ou deux (liant)
Ingrédients
- Farine de blé — 150 g (base)
- Miel — 2 c. à soupe (douceur)
- Œufs — 2 (liant)
- Eau — 15 cl (détend la pâte)
- Cannelle moulue — 1 pincée (parfum)
- Beurre — un peu, pour graisser le fer (cuisson)
Préparation
- Mélangez la farine, le miel, les œufs, la cannelle et l'eau pour obtenir une pâte fluide et lisse.
- Laissez reposer la pâte 20 min.
- Faites chauffer un gaufrier (ou une poêle légèrement beurrée pour des galettes très fines).
- Déposez une petite louche de pâte, refermez et cuisez quelques dizaines de secondes jusqu'à ce que ce soit doré.
- Roulez les oublies tièdes en cornet ou laissez-les plates ; elles durcissent et croustillent en refroidissant.
Comment on faisait : Les oublies (ou « nieules »), ancêtres de la gaufre et du plaisir des marchands « oubloyeurs », étaient cuites entre deux fers gravés et liées au pain liturgique. On les distribuait lors des fêtes religieuses et en aumône, le miel y remplaçant un sucre quasi inexistant en France à l'an mil.
Le twist contemporain : Roulez-les chaudes autour d'un manche en cône et garnissez d'un nuage de fromage frais au miel : la gaufre médiévale devient cornet de fête.
Berthe de Bourgogne · Charactorium