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Le service en mets de la table royale
À la cour capétienne de l'an mil, on ne distingue pas entrée, plat et dessert : on apporte ensemble plusieurs « mets » (rôts, poissons, bouillies, douceurs au miel) que les convives prennent à la main ou avec la pointe du couteau, en posant la viande sur un large tranchoir — une tranche de pain rassis qui sert d'assiette et que l'on donne ensuite aux pauvres. Le rang se lit dans la place à table, la qualité du pain (froment blanc pour les grands) et l'abondance des épices. Les jours maigres, fort nombreux chez le pieux Robert II, le poisson remplace toute chair.
Signature : Les épices précieuses d'Orient
Poivre, cannelle, gingembre et safran arrivaient par Pavie et les routes lombardes — Berthe connut l'Italie — au prix de l'or. En user largement à sa table, c'était proclamer sa royauté ; le miel, lui, restait le seul vrai « sucre » du temps.

Berthe de Bourgogne à table

964 — 1010

5 recettes d’époque