La carte de Björk
Hverabrauð — pain de seigle cuit dans la terre chaude
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Súrt og geymt (pains et provisions de garde)

Hverabrauð — pain de seigle cuit dans la terre chaude

ConservationDocumentée🍯moyen24 h (dont cuisson lente)
Súrt og geymt (pains et provisions de garde)

Hverabrauð — pain de seigle cuit dans la terre chaude

Pourquoi ce plat ? Björk a tourné des images dans les Highlands islandais et chante sans cesse la terre volcanique de son île. Le hverabrauð, pain de seigle enfoui près d'une source chaude et cuit par la chaleur de la terre elle-même, incarne sa fascination écologique : une cuisson sans feu, offerte par le volcan, durable et magique.

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Súrt og geymt (pains et provisions de garde)

Un pain de seigle dense, sombre et étrangement sucré, cuit lentement 24 heures dans un récipient enterré au bord d'une source géothermale. Sa mie compacte se garde longtemps et accompagne aussi bien le poisson que le beurre et le fromage.

Imagine un peu : tu mets ta pâte dans un pot, tu creuses la terre fumante près d'une source bouillante, tu l'enterres — et tu pars ! La terre fait le travail toute seule, toute la nuit, comme une maman volcan qui couve son œuf. Le lendemain tu déterres un pain noir, tendre, presque sucré, qui sent le minéral et la patience. Moi je trouve ça incroyable — cuire sans flamme, juste avec la chaleur du cœur de mon île. Tu vois, l'Islande nous donne tout, il suffit d'écouter le sol respirer.
— Björk
Ingrédients
  • •Farine de seigle — beaucoup (base du pain)
  • •Un peu de farine de blé — une poignée (structure)
  • •Babeurre ou lait sur — de quoi former la pâte (liquide et acidité)
  • •Sirop ou sucre — une louche (douceur et couleur)
  • •Sel et bicarbonate — un peu (levée et goût)
  • •Chaleur géothermale — 24 h (cuisson sans feu)
Comment on faisait : Dans les régions géothermales d'Islande — comme autour du lac Laugarvatn — on enterre depuis des générations des marmites de pâte à seigle dans le sable chaud près des sources, pour une cuisson de 24 h sans une seule bûche de bois, ressource rare sur une île presque sans forêt. La chaleur basse et constante caramélise les sucres du seigle, d'où sa couleur noire et son goût doux.
Sources : Nanna Rögnvaldardóttir, Icelandic Food and Cookery, Hippocrene Books, 2002

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