Bong Joon-ho(1969 — ?)

Bong Joon-ho

Corée du Sud

6 min de lecture

SpectacleRéalisateur/triceXXIe siècleCinéma sud-coréen et mondialisation culturelle du début du XXIe siècle

Bong Joon-ho est un réalisateur et scénariste sud-coréen né en 1969, figure majeure du cinéma contemporain. Mêlant critique sociale, satire et tension dramatique, il s'impose comme l'un des cinéastes les plus influents du XXIe siècle.

Questions fréquentes

Bong Joon-ho est un réalisateur et scénariste sud-coréen né en 1969 à Daegu, devenu une figure majeure du cinéma mondial. Ce qu'il faut retenir, c'est qu'il est surtout connu pour Parasite (2019), un film qui a remporté la Palme d'Or à Cannes et quatre Oscars, dont celui du meilleur film — une première pour un film non anglophone. Son style mêle critique sociale, satire et suspense, et il est considéré comme un ambassadeur de la vague culturelle coréenne (Hallyu).

Citations célèbres

« Une fois que vous aurez surmonté la barrière des sous-titres, hauts d'un pouce, vous découvrirez tant d'autres films extraordinaires.»

Faits marquants

  • Né le 14 septembre 1969 à Daegu, en Corée du Sud
  • Révélation internationale avec Memories of Murder (2003) puis The Host (2006)
  • Réalise Snowpiercer (2013), sa première production en langue anglaise
  • Parasite (2019) remporte la Palme d'or au Festival de Cannes 2019
  • Parasite remporte l'Oscar du meilleur film en 2020, une première pour un film non anglophone

Œuvres & réalisations

Barking Dogs Never Bite (Bokseoneun naui geot) (2000)

Premier long-métrage de Bong, comédie noire sur fond de barres d'immeubles, qui annonce déjà son goût pour la satire sociale.

Memories of Murder (Salinui chueok) (2003)

Thriller inspiré d'une affaire de tueur en série réel, considéré comme l'un des plus grands films coréens et sa première consécration critique.

The Host (Gwoemul) (2006)

Film de monstre mêlant horreur, comédie et critique politique ; immense succès qui révèle Bong au public international.

Mother (Madeo) (2009)

Drame sur une mère prête à tout pour disculper son fils, salué pour sa tension et la performance de son actrice principale.

Snowpiercer (Le Transperceneige) (2013)

Film d'anticipation dans un train où survivent les derniers humains, fable sur la lutte des classes ; premier grand film anglophone de Bong.

Okja (2017)

Conte écologique sur une fillette et son animal géant, produit par Netflix, au cœur d'un débat à Cannes sur le streaming.

Parasite (Gisaengchung) (2019)

Satire sociale sur la rencontre de deux familles que tout oppose ; Palme d'Or et quatre Oscars, sommet de sa carrière.

Anecdotes

Bong Joon-ho est surnommé « Bong Tae-il » par ses équipes, un jeu de mots mêlant son nom et le mot anglais « detail » : il dessine lui-même des storyboards extrêmement précis de chaque plan avant le tournage, au point que ses films sont quasi entièrement cadrés sur le papier avant que la caméra ne tourne.

Son grand-père était le célèbre romancier coréen Park Tae-won, auteur moderniste des années 1930, qui passa en Corée du Nord pendant la guerre de Corée. Pendant des décennies, l'histoire de cet aïeul resta un sujet sensible dans la famille de Bong, élevé sous la dictature sud-coréenne.

En 2019, « Parasite » devient le tout premier film coréen à remporter la Palme d'Or au Festival de Cannes. L'année suivante, il remporte quatre Oscars dont celui du Meilleur film : c'est la première fois dans l'histoire qu'un film non anglophone gagne cette récompense suprême.

Lors de son discours aux Golden Globes en janvier 2020, Bong lance, par l'intermédiaire de sa traductrice : « Une fois que vous aurez surmonté la barrière de deux ou trois centimètres des sous-titres, vous découvrirez tant de films extraordinaires. » La phrase fait le tour du monde et devient un symbole de l'ouverture aux cinémas étrangers.

Pour le film « The Host » (2006), une histoire de monstre surgi du fleuve Han, Bong a fait appel à des studios d'effets spéciaux étrangers et a tourné l'une des scènes phares en plaçant la créature en plein jour — un choix audacieux, car les films de monstres cachent d'ordinaire leur créature dans l'ombre.

Sources primaires

Discours de réception du Golden Globe du meilleur film en langue étrangère (5 janvier 2020)
Une fois que vous aurez surmonté la barrière de deux ou trois centimètres des sous-titres, vous découvrirez tant de films extraordinaires.
Discours de réception de l'Oscar du meilleur réalisateur (9 février 2020)
Quand j'étais jeune et que j'étudiais le cinéma, il y avait une phrase que je gravais dans mon cœur : « Le plus personnel est le plus créatif. » Cette phrase est de notre grand Martin Scorsese.
Conférence de presse, Festival de Cannes (Palme d'Or pour Parasite) (25 mai 2019)
Le cinéma est un art qui traverse les frontières. J'ai voulu raconter une histoire sur la coexistence de riches et de pauvres, un sujet universel dans le monde d'aujourd'hui.

Lieux clés

Daegu, Corée du Sud

Ville du sud-est de la Corée où Bong Joon-ho est né en 1969.

Université Yonsei, Séoul

Université où Bong étudie la sociologie avant de se consacrer au cinéma, période durant laquelle il milite et anime un ciné-club.

Séoul, Corée du Sud

Capitale où Bong vit et travaille ; ses films y campent souvent une critique des inégalités sociales urbaines, comme dans « Parasite ».

Palais des Festivals, Cannes

Lieu du Festival de Cannes où Bong reçoit la Palme d'Or en 2019 pour « Parasite ».

Dolby Theatre, Los Angeles

Salle de la cérémonie des Oscars où « Parasite » triomphe en février 2020 avec quatre statuettes.

Voir aussi