La carte de Branko Milanović
Kafa — le café de clôture et de travail, servi dans une petite džezva en cuivre

Domaća kafa (café serbe)

BoissonDocumentéefacile10 min

Un café non filtré, moulu très fin, porté à frémissement dans une petite cafetière de cuivre (džezva) et servi avec son marc, accompagné d'un verre d'eau et d'un morceau de sucre. Court, dense, amer, il se sirote lentement — jamais avalé d'un trait.

Kafa — le café de clôture et de travail, servi dans une petite džezva en cuivre

Un café non filtré, moulu très fin, porté à frémissement dans une petite cafetière de cuivre (džezva) et servi avec son marc, accompagné d'un verre d'eau et d'un morceau de sucre. Court, dense, amer, il se sirote lentement — jamais avalé d'un trait.

Vous voulez comprendre un pays ? Asseyez-vous, prenez le temps d'un café. Chez nous à Belgrade, on ne buvait pas le café, on le faisait durer — c'était une heure entière, pas une tasse. Je moulais les grains presque en poudre, je laissais monter la mousse trois fois dans la petite džezva en cuivre de ma mère, et je la retirais du feu juste avant qu'elle ne déborde. Aujourd'hui encore, quand je passe une journée plongé dans des colonnes de revenus de ménages, c'est ce café-là qui m'accompagne : amer, lent, honnête — comme les données quand on les regarde vraiment.
Branko Milanović
Ingrédients
  • Café arabica moulu très fin (mouture turque)une cuillère bombée par petite tasse (base)
  • Eau fraîcheune petite tasse (fildžan) par personne (infusion)
  • Sucreau goût, souvent un morceau à part (selon l'invité)
Comment on faisait : Le café à la turque s'est implanté dans les Balkans sous l'Empire ottoman et y est resté un rite social profond. Dans la Yougoslavie puis la Serbie du XXe siècle, la džezva en cuivre et le service avec un verre d'eau restent le standard domestique ; on parle de « domaća kafa » (café maison) par opposition à l'espresso importé.