Oscypek prażony (fromage de brebis fumé des Tatras, grillé)
Un fromage de brebis pressé, salé en saumure puis fumé, sculpté en fuseau décoré. Tranché et grillé jusqu'à ce qu'il dore, il devient moelleux à cœur, croustillant dehors, relevé d'un trait d'airelles aigres-douces.
Un fromage de brebis pressé, salé en saumure puis fumé, sculpté en fuseau décoré. Tranché et grillé jusqu'à ce qu'il dore, il devient moelleux à cœur, croustillant dehors, relevé d'un trait d'airelles aigres-douces.
Montez aux bergeries, et vous verrez comment se fait l'oscypek : le berger presse le caillé de brebis dans des moules de bois sculpté, le baigne en saumure, puis le pend dans la fumée des hauteurs. C'est un aliment de montagne, mes amis — il se garde, il voyage, il nourrit. Chez moi on le tranchait épais, on le faisait dorer à la poêle, et un peu de confiture d'airelles venait répondre à son sel. Voilà la montagne dans une bouchée.
- •Lait de brebis des Tatras — le lait d'une traite (base du caillé)
- •Présure — ce qu'il faut (coagulation)
- •Saumure — bain salé (conservation et goût)
- •Fumée de bois — plusieurs jours (affinage et conservation)
Oscypek prażony (fromage de brebis fumé des Tatras, grillé)
Un fromage de brebis pressé, salé en saumure puis fumé, sculpté en fuseau décoré. Tranché et grillé jusqu'à ce qu'il dore, il devient moelleux à cœur, croustillant dehors, relevé d'un trait d'airelles aigres-douces.
Pourquoi ce plat ? Ce fromage fumé, façonné dans les bergeries des Tatras, était l'un des produits emblématiques de Zakopane où vivait Bronisława. Dense et salé, il se conservait des semaines — l'aliment de montagne par excellence, qu'on grillait au coin du feu.
Montez aux bergeries, et vous verrez comment se fait l'oscypek : le berger presse le caillé de brebis dans des moules de bois sculpté, le baigne en saumure, puis le pend dans la fumée des hauteurs. C'est un aliment de montagne, mes amis — il se garde, il voyage, il nourrit. Chez moi on le tranchait épais, on le faisait dorer à la poêle, et un peu de confiture d'airelles venait répondre à son sel. Voilà la montagne dans une bouchée.
Ingrédients (version d’époque)
- Lait de brebis des Tatras — le lait d'une traite (base du caillé)
- Présure — ce qu'il faut (coagulation)
- Saumure — bain salé (conservation et goût)
- Fumée de bois — plusieurs jours (affinage et conservation)
Ingrédients
- Oscypek (ou à défaut un fromage à pâte ferme type halloumi fumé) — 200 g (vedette)
- Confiture d'airelles ou de canneberges — 2 c. à soupe (contrepoint aigre-doux)
- Beurre — une noix (cuisson)
- Poivre noir — un tour de moulin (relevé)
Préparation
- Si vous avez un vrai oscypek, tranchez-le en lamelles d'environ 1 cm ; sinon utilisez un fromage à griller bien ferme.
- Faites chauffer une poêle avec une noix de beurre.
- Dorez les tranches 1-2 min de chaque côté jusqu'à une belle croûte ambrée et un cœur souple.
- Disposez sur une planche, donnez un tour de poivre.
- Servez aussitôt avec une cuillerée de confiture d'airelles à côté.
Comment on faisait : L'oscypek fabriqué par les Górale (montagnards) l'était d'avril à octobre, lors de la transhumance des brebis. Le salage en saumure et le fumage prolongé n'étaient pas un raffinement gustatif mais une technique de conservation : un fromage qui devait tenir des semaines en altitude, sans glace ni réfrigération.
Le twist contemporain : Dressez-le sur une ardoise avec quelques airelles fraîches et un filet de miel de montagne — la planche apéritive de Zakopane revisitée.
Bronisława Dłuska · Charactorium