Moqueca de peixe baianaise au dendê et lait de coco
Un ragoût de poisson mijoté doucement dans une cocotte de terre avec lait de coco, huile de palme rouge, oignons, poivrons, tomates et coriandre, jusqu'à former un bouillon parfumé couleur de soleil couchant. On le sert avec du riz blanc et de la farofa pour absorber le jus.
Un ragoût de poisson mijoté doucement dans une cocotte de terre avec lait de coco, huile de palme rouge, oignons, poivrons, tomates et coriandre, jusqu'à former un bouillon parfumé couleur de soleil couchant. On le sert avec du riz blanc et de la farofa pour absorber le jus.
La moqueca, ça ne se presse pas, ça mijote dans la panela de barro pendant que la maison se remplit de voix et de saudade. Ma mère disposait le poisson, l'oignon en rondelles, la tomate, et au dernier moment versait le dendê et le lait de coco — et tout devenait orange, comme un soleil de Bahia tombé dans la marmite. Tu prends ton riz, tu nappes du bouillon, et là, je te jure, tu comprends d'où je viens. C'est ça, mon Brésil profond, celui qu'aucun exil n'a pu m'enlever.
- •Poisson de mer ferme — de belles darnes (cœur du plat)
- •Lait de coco frais — le lait d'une noix (douceur du bouillon)
- •Huile de palme rouge (dendê) — un bon filet (couleur et parfum signature)
- •Oignons, poivrons, tomates — en rondelles (lit de légumes)
- •Coriandre et citron — à volonté (fraîcheur et acidité)
Moqueca de peixe baianaise au dendê et lait de coco
Un ragoût de poisson mijoté doucement dans une cocotte de terre avec lait de coco, huile de palme rouge, oignons, poivrons, tomates et coriandre, jusqu'à former un bouillon parfumé couleur de soleil couchant. On le sert avec du riz blanc et de la farofa pour absorber le jus.
Pourquoi ce plat ? Quand la famille se réunit à Bahia, la moqueca trône au centre de la table. Caetano, attaché à ses racines bahianaises, retrouve dans ce ragoût orangé tout le pays de son enfance : la mer, le coco, le dendê.
La moqueca, ça ne se presse pas, ça mijote dans la panela de barro pendant que la maison se remplit de voix et de saudade. Ma mère disposait le poisson, l'oignon en rondelles, la tomate, et au dernier moment versait le dendê et le lait de coco — et tout devenait orange, comme un soleil de Bahia tombé dans la marmite. Tu prends ton riz, tu nappes du bouillon, et là, je te jure, tu comprends d'où je viens. C'est ça, mon Brésil profond, celui qu'aucun exil n'a pu m'enlever.
Ingrédients (version d’époque)
- Poisson de mer ferme — de belles darnes (cœur du plat)
- Lait de coco frais — le lait d'une noix (douceur du bouillon)
- Huile de palme rouge (dendê) — un bon filet (couleur et parfum signature)
- Oignons, poivrons, tomates — en rondelles (lit de légumes)
- Coriandre et citron — à volonté (fraîcheur et acidité)
Ingrédients
- Filets de poisson ferme (cabillaud, lieu, mérou) — 800 g (cœur du plat)
- Lait de coco — 400 ml (douceur du bouillon)
- Huile de palme rouge (dendê) — 3 c. à soupe (couleur et parfum signature)
- Oignon, poivron rouge, tomates — 1 de chaque, en rondelles (lit de légumes)
- Citron vert + coriandre fraîche — 1 citron + 1 bouquet (marinade et finition)
Préparation
- Mariner le poisson 20 min avec jus de citron vert, ail, sel et poivre.
- Dans une cocotte (idéalement en terre), disposer une couche d'oignons, poivrons et tomates en rondelles.
- Poser le poisson dessus, recouvrir d'une seconde couche de légumes et de coriandre.
- Verser le lait de coco et l'huile de dendê, couvrir et laisser mijoter doucement 20 min sans remuer.
- Parsemer de coriandre fraîche et servir avec riz blanc et farofa de manioc.
Comment on faisait : La moqueca baiana naît de la rencontre des techniques indigènes (cuisson en feuilles/terre du poisson) et des apports africains (dendê, lait de coco). On la distingue de la moqueca capixaba de l'Espírito Santo, qui se passe d'huile de palme.
Le twist contemporain : Servie directement dans la panela de barro fumante apportée à table, façon scène d'ouverture d'un repas-spectacle.
Caetano Veloso · Charactorium