Le casse-croûte du peintre au motif
Une grosse tranche de pain bis, un morceau de fromage frais ou de brie du pays et un oignon cru croquant : le repas portatif, robuste et acidulé, qui tient un homme debout au milieu des champs.
Une grosse tranche de pain bis, un morceau de fromage frais ou de brie du pays et un oignon cru croquant : le repas portatif, robuste et acidulé, qui tient un homme debout au milieu des champs.
Quand je pars au motif avant le jour, je ne m'embarrasse pas : un gros quignon de pain, un morceau de brie bien fait et un oignon cru, le tout serré dans un linge au fond du sac, sous les couleurs et les pinceaux. On mange cela debout, en regardant la brume se lever sur les meules, et je t'assure qu'un oignon croqué là, au grand air, vaut mieux qu'un dîner servi. La faim du travailleur, mon enfant, est le meilleur des assaisonnements.
- •Pain bis — un gros quignon (base)
- •Brie ou fromage frais du pays — un morceau (gras et goût)
- •Oignon cru — un (fraîcheur et mordant)
- •Sel — une pincée (assaisonnement)
Le casse-croûte du peintre au motif
Une grosse tranche de pain bis, un morceau de fromage frais ou de brie du pays et un oignon cru croquant : le repas portatif, robuste et acidulé, qui tient un homme debout au milieu des champs.
Pourquoi ce plat ? Pissarro peignait « sur le motif », en pleine campagne, des journées entières. Comme les paysans qu'il observait, il emportait un repas froid plié dans un linge : du pain, un fromage de la région et un oignon, à manger sans table devant le paysage.
Quand je pars au motif avant le jour, je ne m'embarrasse pas : un gros quignon de pain, un morceau de brie bien fait et un oignon cru, le tout serré dans un linge au fond du sac, sous les couleurs et les pinceaux. On mange cela debout, en regardant la brume se lever sur les meules, et je t'assure qu'un oignon croqué là, au grand air, vaut mieux qu'un dîner servi. La faim du travailleur, mon enfant, est le meilleur des assaisonnements.
Ingrédients (version d’époque)
- Pain bis — un gros quignon (base)
- Brie ou fromage frais du pays — un morceau (gras et goût)
- Oignon cru — un (fraîcheur et mordant)
- Sel — une pincée (assaisonnement)
Ingrédients
- Pain de campagne au levain — 2 belles tranches (base)
- Brie de Melun ou fromage de chèvre frais — 80 g (gras et goût)
- Oignon nouveau ou rouge doux — 1 petit (fraîcheur et mordant)
- Beurre fermier — une noisette (facultatif) (liant)
- Sel — une pincée (assaisonnement)
Préparation
- Couper deux épaisses tranches de pain au levain.
- Beurrer légèrement (facultatif) et déposer le fromage en morceaux généreux.
- Émincer l'oignon en fines lamelles et le répartir sur le fromage.
- Saler d'une pincée, refermer en sandwich ou laisser ouvert.
- Envelopper dans un linge propre et emporter : à manger froid, dehors, sans façon.
Comment on faisait : Le casse-croûte de pain, fromage et oignon était le repas de midi des journaliers et des artisans au XIXe siècle, emporté aux champs ou au chantier. Bon marché et nourrissant, il se gardait sans cuisson tout au long d'une journée de travail.
Le twist contemporain : Le même trio sur une belle tranche de pain au levain toasté, oignon mariné une minute au vinaigre de cidre pour adoucir le mordant : un « casse-croûte du peintre » assumé.
Camille Pissarro · Charactorium