Retour à Camille Pissarro
La table de la campagne — du potager au motif
Chez Pissarro, à Pontoise puis à Éragny, le repas n'a rien d'une succession de plats bourgeois : il suit le rythme d'une maisonnée nombreuse et besogneuse. La journée s'ouvre et se ferme sur la soupe-socle, faite des légumes du potager et épaissie de pain. Le dimanche, on s'autorise un fricot mijoté qui rassemble la famille. Quand le peintre part travailler au grand air, il emporte un casse-croûte plié dans un linge. L'arrière-saison se garde en pots de confitures pour l'hiver. Et, très rarement, une boisson sucrée et parfumée ramène le souvenir des Antilles danoises de l'enfance.
Signature : Le potager d'Éragny
Le jardin que Pissarro a peint inlassablement est aussi son garde-manger : choux, poireaux, carottes, oignons, herbes et arbres fruitiers nourrissent la table autant qu'ils nourrissent la toile. Le légume frais, simple et de saison, est la vraie signature de cette cuisine modeste.

Camille Pissarro à table

1830 — 1903

5 recettes d’époque