La carte de Carlos Fuentes
Sopa azteca (sopa de tortilla)
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Sopa (potage du milieu de comida)

Sopa azteca (sopa de tortilla)

QuotidienDocumentée🌶️ 🍄facile45 min
Sopa (potage du milieu de comida)

Sopa azteca (sopa de tortilla)

Pourquoi ce plat ? Pilier de la table mexicaine de tous les jours, la sopa de tortilla recyclait les tortillas de la veille en un bouillon réconfortant. Pour Fuentes, dont l'œuvre fait dialoguer le monde aztèque et le Mexique moderne — pensez à La región más transparente, son grand roman de Mexico —, cette soupe au nom même d'« aztèque » résume la persistance du maïs ancien au cœur de la métropole contemporaine.

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Sopa (potage du milieu de comida)

Un bouillon de tomate parfumé au chile pasilla et à l'épazote, dans lequel on plonge des lanières de tortilla frites, garnies d'avocat, de fromage frais et de crème.

Voyez ce que nous savons faire d'un reste : la tortilla d'hier, durcie, redevient festin dans le bouillon. Chez nous, à Mexico, c'était la soupe des soirs de pluie, quand la ville la plus transparente disparaissait sous les nuages. On frottait le chile pasilla sur le comal jusqu'à ce qu'il libère son parfum de terre brûlée, on jetait une branche d'épazote, et l'on déposait au fond du bol l'avocat et la crème. Mangez-la brûlante : c'est le Mexique éternel qui se réinvente avec trois fois rien.
— Carlos Fuentes
Ingrédients
  • •Tortillas de maïs rassises — quelques-unes, coupées en lanières (corps de la soupe, frites)
  • •Tomates mûres — plusieurs, rôties sur le comal (base du bouillon)
  • •Chile pasilla séché — 1 ou 2, grillés (épice et fumé)
  • •Oignon et ail — au goût (aromates)
  • •Épazote — une branche (herbe parfumée)
  • •Bouillon de volaille — de quoi couvrir (liquide)
  • •Avocat, fromage frais, crème — pour garnir (fraîcheur et onctuosité)
Comment on faisait : Soupe d'origine populaire née de l'économie domestique — réutiliser les tortillas séchées —, elle se prépare partout dans le centre du Mexique. Le chile pasilla et l'épazote, herbe préhispanique au goût singulier, lui donnent son identité ; on les passait jadis sur le comal d'argile et on broyait la base de tomate au molcajete.
Sources : Diana Kennedy, The Cuisines of Mexico · Ricardo Muñoz Zurita, Diccionario enciclopédico de la gastronomía mexicana

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