Offrande de cerf au miel et aux genièvres
Des morceaux de cerf rôtis à la broche, laqués de miel sauvage et parfumés de baies de genièvre écrasées, posés sur un lit de céréales grillées. Une bouchée à la fois fauve, douce et résineuse — le goût de la forêt offerte.
Des morceaux de cerf rôtis à la broche, laqués de miel sauvage et parfumés de baies de genièvre écrasées, posés sur un lit de céréales grillées. Une bouchée à la fois fauve, douce et résineuse — le goût de la forêt offerte.
Approche, mortel, et n'aie pas peur de mes bois. C'est moi qui pousse le cerf hors du fourré et qui guide ta flèche ; en retour, tu me rends la plus belle part. Frotte la chair de miel pris aux abeilles de mes clairières, jette dessus les petites baies noires du genévrier, et laisse le feu lécher le tout jusqu'à ce que la peau brille comme l'écorce au soleil. Dépose-la sous le grand chêne, et sache que ce que tu donnes à la forêt, la forêt te le rend au centuple.
- •Cuissot de cerf — une belle pièce (viande de chasse, cœur de l'offrande)
- •Miel sauvage — à la louche (glaçage, symbole d'abondance)
- •Baies de genièvre — une poignée, écrasées (parfum résineux des bois)
- •Orge concassée grillée — un plein bol (lit de céréales, offrande de la terre)
- •Sel — quelques pincées (assaisonnement)
Offrande de cerf au miel et aux genièvres
Des morceaux de cerf rôtis à la broche, laqués de miel sauvage et parfumés de baies de genièvre écrasées, posés sur un lit de céréales grillées. Une bouchée à la fois fauve, douce et résineuse — le goût de la forêt offerte.
Pourquoi ce plat ? Cernunnos est le maître du gibier et porte les bois du cerf : on lui consacrait des parts de venaison, des céréales et des libations sucrées, déposées dans les clairières sacrées (nemeton) ou jetées aux sources. Ce plat évoque cette offrande de chasse, glacée du miel des forêts qui symbolise l'abondance de la terre.
Approche, mortel, et n'aie pas peur de mes bois. C'est moi qui pousse le cerf hors du fourré et qui guide ta flèche ; en retour, tu me rends la plus belle part. Frotte la chair de miel pris aux abeilles de mes clairières, jette dessus les petites baies noires du genévrier, et laisse le feu lécher le tout jusqu'à ce que la peau brille comme l'écorce au soleil. Dépose-la sous le grand chêne, et sache que ce que tu donnes à la forêt, la forêt te le rend au centuple.
Ingrédients (version d’époque)
- Cuissot de cerf — une belle pièce (viande de chasse, cœur de l'offrande)
- Miel sauvage — à la louche (glaçage, symbole d'abondance)
- Baies de genièvre — une poignée, écrasées (parfum résineux des bois)
- Orge concassée grillée — un plein bol (lit de céréales, offrande de la terre)
- Sel — quelques pincées (assaisonnement)
Ingrédients
- Pavé ou rôti de cerf (ou biche) — 600 g (viande principale)
- Miel de forêt ou de châtaignier — 3 c. à soupe (glaçage)
- Baies de genièvre — 1 c. à café, écrasées (aromate)
- Orge perlé — 150 g (accompagnement grillé)
- Sel et thym frais — au goût (assaisonnement)
Préparation
- Faites griller l'orge perlé à sec dans une poêle jusqu'à ce qu'il embaume, puis cuisez-le à l'eau salée 25 min.
- Mélangez le miel, les baies de genièvre écrasées, le thym et une pincée de sel.
- Saisissez le cerf sur toutes ses faces dans une poêle très chaude, puis badigeonnez-le généreusement du mélange au miel.
- Terminez au four à 200 °C 12 à 15 min en arrosant deux fois du jus, pour une viande rosée et laquée.
- Laissez reposer 5 min, tranchez et posez sur le lit d'orge grillé. Rendez (symboliquement) la première bouchée à la nature.
Comment on faisait : Les Celtes consacraient aux divinités des parts de gibier, des grains et des boissons fermentées, déposés dans les sanctuaires de plein air (nemeton) ou immergés dans les eaux sacrées — sources, rivières, marais ont livré aux archéologues quantité de dépôts votifs. Le miel et le genièvre, tous deux issus de la forêt, faisaient le lien entre la table des hommes et le monde sauvage du dieu cornu.
Le twist contemporain : Servez sur une ardoise jonchée de quelques branchettes de genévrier et d'une feuille de chêne — l'autel de Cernunnos invité à votre table.
Sources : Diodore de Sicile, Bibliothèque historique, livre V (mœurs et nourriture des Gaulois) · Jean-Louis Brunaux, Les Gaulois. Sanctuaires et rites
Cernunnos · Charactorium