Le vin de noix de la maison
Un vin doux et ambré, amer-sucré, où des noix vertes macèrent dans le vin, l'eau-de-vie et le sucre durant tout l'été. On le sert en petit verre, comme cordial ou apéritif de fête.
Un vin doux et ambré, amer-sucré, où des noix vertes macèrent dans le vin, l'eau-de-vie et le sucre durant tout l'été. On le sert en petit verre, comme cordial ou apéritif de fête.
Permettez que je vous en verse un doigt — il vient de ma province ! Chez nous, à la Saint-Jean, on cueille les noix encore vertes, celles que le pouce traverse d'un coup d'épingle, et on les met à macérer dans le vin avec l'eau-de-vie et le sucre. On laisse le tout dormir au cellier tout l'été, jusqu'à ce que la liqueur prenne cette couleur d'ambre brûlé. Un petit verre le soir, et l'on supporte mieux les fièvres et les longues veilles. Tenez, à la santé des anciens scribes !
- •Noix vertes (cueillies vers la Saint-Jean) — une vingtaine (amertume et parfum signature)
- •Vin rouge de ménage — plusieurs pintes (base de macération)
- •Eau-de-vie — un bon verre (fortifiant et conservation)
- •Sucre — à discrétion (douceur équilibrant l'amer)
- •Bâton de cannelle, clou de girofle — un peu (épices d'agrément (facultatif))
Le vin de noix de la maison
Un vin doux et ambré, amer-sucré, où des noix vertes macèrent dans le vin, l'eau-de-vie et le sucre durant tout l'été. On le sert en petit verre, comme cordial ou apéritif de fête.
Pourquoi ce plat ? Le noyer est l'arbre emblématique du pays de Figeac, et chaque maison du Lot prépare à la Saint-Jean son vin de noix avec les fruits encore verts. C'est la boisson de réserve qu'on offre au visiteur et qu'on garde au buffet — le genre de cordial maison qu'on tendait volontiers à un Champollion de santé fragile pour lui "remettre l'estomac".
Permettez que je vous en verse un doigt — il vient de ma province ! Chez nous, à la Saint-Jean, on cueille les noix encore vertes, celles que le pouce traverse d'un coup d'épingle, et on les met à macérer dans le vin avec l'eau-de-vie et le sucre. On laisse le tout dormir au cellier tout l'été, jusqu'à ce que la liqueur prenne cette couleur d'ambre brûlé. Un petit verre le soir, et l'on supporte mieux les fièvres et les longues veilles. Tenez, à la santé des anciens scribes !
Ingrédients (version d’époque)
- Noix vertes (cueillies vers la Saint-Jean) — une vingtaine (amertume et parfum signature)
- Vin rouge de ménage — plusieurs pintes (base de macération)
- Eau-de-vie — un bon verre (fortifiant et conservation)
- Sucre — à discrétion (douceur équilibrant l'amer)
- Bâton de cannelle, clou de girofle — un peu (épices d'agrément (facultatif))
Ingrédients
- Noix vertes — 25 (coupées en quartiers) (amertume signature)
- Vin rouge — 3 litres (base)
- Eau-de-vie (40°) — 50 cl (conservation)
- Sucre — 600 g (douceur)
- Cannelle — 1 bâton (épice (facultatif))
- Clous de girofle — 3 (épice (facultatif))
- Zeste d'orange — 1 (parfum (facultatif))
Préparation
- Coupez les noix vertes en quartiers (portez des gants, elles tachent fortement).
- Dans un grand bocal, réunissez noix, vin, eau-de-vie, sucre et épices.
- Fermez et laissez macérer 40 à 45 jours dans un endroit frais et sombre, en remuant de temps en temps.
- Filtrez à travers un linge propre en pressant les noix.
- Mettez en bouteilles et laissez vieillir au moins 2 à 3 mois avant de goûter — il se bonifie avec le temps.
- Servez frais, en petit verre.
Comment on faisait : Le vin de noix (ou "brou") est une tradition vivace du Sud-Ouest, préparée traditionnellement le jour de la Saint-Jean (24 juin), seul moment où la noix verte est assez tendre pour être percée. Avant l'industrie des apéritifs, ces vins de ménage — vin de noix, de pêche, d'orange — étaient la fierté du buffet familial et le cordial qu'on offrait. À consommer avec modération.
Le twist contemporain : Servez très frais sur un glaçon avec un zeste d'orange, baptisé "le Rosette" en clin d'œil à la pierre qui changea la vie de Champollion.
Champollion · Charactorium