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Champollion à table

1790 — 1832

La table quercynoise d'une famille de la bourgeoisie de Figeac
Dans le Quercy du tournant du XIXe siècle, on ne distingue pas entrée-plat-dessert comme à Paris. La journée s'organise autour de la grande soupe du soir (le souper, souvent une simple soupe trempée de pain qui tient lieu de repas entier), des régals réservés aux jours de fête et de marché, et de provisions de garde — noix, vins de ménage, conserves — que toute maison du Lot tient en réserve. À cela, la vie de Champollion ajoute un quatrième registre : la table du voyageur, celle qu'il découvre en Égypte en 1828-1829, loin des fourneaux familiaux.
Signature : La noix du Quercy et son huile
Le pays de Figeac est terre de noyers. La noix se mange fraîche, séchée, pilée dans les pâtisseries, et surtout pressée en une huile ambrée au goût grillé qui parfume soupes et salades quand le beurre manque. C'est le fil gras et odorant qui relie la cuisine de cette table provinciale.