La carte de Chang'e
供根 — offrande de racines, la part « terre » de l'autel face à la Lune

芋艿 — Taro entier cuit à la vapeur de Mi-Automne (yùnǎi)

FestifReconstitution🧂 🍄facile40 min

De petits taros cuits entiers en robe, à la chair tendre, douce et soyeuse, qu'on pèle chauds et qu'on trempe dans un peu de sel. Rusticité réconfortante qui rompt la douceur sucrée de la table.

供根 — offrande de racines, la part « terre » de l'autel face à la Lune

De petits taros cuits entiers en robe, à la chair tendre, douce et soyeuse, qu'on pèle chauds et qu'on trempe dans un peu de sel. Rusticité réconfortante qui rompt la douceur sucrée de la table.

Ne crois pas que je ne me souvienne de la terre. Avant le jade et le froid, j'ai vécu près du fleuve Jaune dans la demeure de mon époux Hou Yi, l'archer. Là, les soirs d'automne, on enfouissait les petits taros sous la cendre ou on les passait à la vapeur, et on les pelait brûlants entre ses doigts. Trempe la chair pâle dans un grain de sel, rien de plus : c'est la nourriture des vivants, simple et chaude, celle que je n'ai plus. Mange-la pour moi, et pense à ceux qui partagent ta table.
Chang'e
Ingrédients
  • Petits taros (芋艿)une corbeille (racine cuite à la vapeur)
  • Selune pincée (trempette)
Comment on faisait : Le taro est une racine de l'Ancien Monde, domestiquée très tôt en Asie — aucun anachronisme. À l'époque, on le cuisait sous la cendre, à l'eau ou à la vapeur, et on le mangeait nature avec un peu de sel, parfois de la sauce ou de la graisse. La coutume de l'offrir à la Mi-Automne, liée à un jeu de mots protecteur, est bien attestée dans le sud de la Chine.