桂花酒 — Vin d'osmanthe versé à la Lune (guìhuā jiǔ)
Un vin de riz jaune, doré et tiède, infusé de fleurs d'osmanthe et adouci de miel. Parfum floral entêtant, douceur ronde, légère chaleur d'alcool fermenté. On en verse un peu à terre pour la déesse avant de boire.
Un vin de riz jaune, doré et tiède, infusé de fleurs d'osmanthe et adouci de miel. Parfum floral entêtant, douceur ronde, légère chaleur d'alcool fermenté. On en verse un peu à terre pour la déesse avant de boire.
Verse, et lève la coupe vers moi. Mille automnes que je contemple les hommes trinquer en bas tandis que mon jade reste froid. Prends un bon vin jaune de riz, encore vivant de sa fermentation, et jettes-y les fleurs d'or de l'osmanthe — celles-là mêmes qui tombent de l'arbre que Wu Gang taille sans repos à mes côtés. Adoucis d'un filet de miel, fais à peine tiédir sans bouillir, car la flamme tue le parfum. Répands d'abord trois gouttes pour la Lune ; bois ensuite, et que ma solitude soit ton ivresse douce.
- •Vin jaune de riz fermenté (黄酒) — une jarre (base alcoolisée)
- •Fleurs d'osmanthe fraîches ou séchées — une poignée (parfum signature)
- •Miel — à doser (adoucir)
桂花酒 — Vin d'osmanthe versé à la Lune (guìhuā jiǔ)
Un vin de riz jaune, doré et tiède, infusé de fleurs d'osmanthe et adouci de miel. Parfum floral entêtant, douceur ronde, légère chaleur d'alcool fermenté. On en verse un peu à terre pour la déesse avant de boire.
Pourquoi ce plat ? On lève cette coupe vers Chang'e et son laurier lunaire : l'osmanthe qui parfume le vin est la fleur même de l'arbre céleste de son palais. Le poète Qu Yuan chantait déjà le « vin de cannelier » (桂酒) offert aux divinités ; verser une goutte à la Lune, c'est trinquer avec la déesse exilée.
Verse, et lève la coupe vers moi. Mille automnes que je contemple les hommes trinquer en bas tandis que mon jade reste froid. Prends un bon vin jaune de riz, encore vivant de sa fermentation, et jettes-y les fleurs d'or de l'osmanthe — celles-là mêmes qui tombent de l'arbre que Wu Gang taille sans repos à mes côtés. Adoucis d'un filet de miel, fais à peine tiédir sans bouillir, car la flamme tue le parfum. Répands d'abord trois gouttes pour la Lune ; bois ensuite, et que ma solitude soit ton ivresse douce.
Ingrédients (version d’époque)
- Vin jaune de riz fermenté (黄酒) — une jarre (base alcoolisée)
- Fleurs d'osmanthe fraîches ou séchées — une poignée (parfum signature)
- Miel — à doser (adoucir)
Ingrédients
- Vin de riz jaune (Shaoxing ou huangjiu doux) — 500 ml (base)
- Fleurs d'osmanthe séchées — 2 c. à soupe (infusion parfumée)
- Miel doux (acacia) — 1 à 2 c. à soupe (rondeur sucrée)
- Osmanthe confit (糖桂花) — 1 c. à café (optionnel) (renforcer le parfum)
Préparation
- Faire infuser les fleurs d'osmanthe dans le vin de riz à froid, 2 à 3 jours au frais, bouchon fermé.
- Filtrer pour retirer les fleurs (sinon le vin tourne à l'amer).
- Au moment de servir, chauffer doucement le vin au bain-marie sans dépasser 50 °C.
- Délayer le miel hors du feu, ajuster la douceur.
- Verser une larme dans une coupe tournée vers la Lune, puis servir tiède en petites coupes.
Comment on faisait : Le « vin de cannelier/osmanthe » est l'un des plus anciens vins parfumés de Chine, mentionné dès les Chants de Chu (Chǔ Cí, IIIe s. av. J.-C.). Avant la diffusion de la distillation (sous les Yuan), il s'agissait d'un vin de riz fermenté, peu titré, qu'on parfumait par macération et qu'on tiédissait — jamais on ne le faisait bouillir.
Le twist contemporain : Servir glacé l'été en spritz : vin d'osmanthe allongé d'eau pétillante et d'une fine tranche de poire, pour une « pleine lune » rafraîchissante.
Chang'e · Charactorium