Tarte aux pommes du dimanche
Une pâte brisée garnie d'une fine compote de pommes et de quartiers de pommes disposés en rosace, dorée au four et lustrée d'une nappe d'abricot. Le dessert du repas dominical, qui embaume toute la maison.
Une pâte brisée garnie d'une fine compote de pommes et de quartiers de pommes disposés en rosace, dorée au four et lustrée d'une nappe d'abricot. Le dessert du repas dominical, qui embaume toute la maison.
Le dessert, chez nous, n'avait nul besoin d'esbroufe. Une tarte aux pommes, voilà qui clôt dignement un repas de famille. On la faisait le dimanche, avec les pommes du verger, une pâte travaillée à la main et un soupçon de cannelle. Quand l'odeur montait dans la maison de Colombey, c'était déjà une fête. Mangez-la tiède, monsieur, c'est ainsi qu'elle est la meilleure.
- •Farine — de quoi faire la pâte (base de la pâte brisée)
- •Beurre — une bonne motte (corps de la pâte)
- •Pommes du verger (reinettes) — plusieurs (garniture)
- •Sucre — à discrétion (douceur)
- •Confiture d'abricot — un peu (nappage lustrant)
Tarte aux pommes du dimanche
Une pâte brisée garnie d'une fine compote de pommes et de quartiers de pommes disposés en rosace, dorée au four et lustrée d'une nappe d'abricot. Le dessert du repas dominical, qui embaume toute la maison.
Pourquoi ce plat ? Le dessert d'une table familiale sans ostentation : une tarte aux pommes comme on en faisait dans toutes les bonnes maisons françaises, et tout particulièrement dans le Nord d'où le Général était originaire (il naquit à Lille). Un dessert de dimanche, modeste et réconfortant, à l'image de la table de Colombey.
Le dessert, chez nous, n'avait nul besoin d'esbroufe. Une tarte aux pommes, voilà qui clôt dignement un repas de famille. On la faisait le dimanche, avec les pommes du verger, une pâte travaillée à la main et un soupçon de cannelle. Quand l'odeur montait dans la maison de Colombey, c'était déjà une fête. Mangez-la tiède, monsieur, c'est ainsi qu'elle est la meilleure.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine — de quoi faire la pâte (base de la pâte brisée)
- Beurre — une bonne motte (corps de la pâte)
- Pommes du verger (reinettes) — plusieurs (garniture)
- Sucre — à discrétion (douceur)
- Confiture d'abricot — un peu (nappage lustrant)
Ingrédients
- Farine — 250 g (pâte brisée)
- Beurre froid — 125 g (pâte)
- Sucre — 30 g (pâte) + 50 g (pommes) (douceur)
- Eau froide — 4 c. à soupe (liage de la pâte)
- Pommes reinettes ou boskoop — 6 (garniture, légère acidité)
- Cannelle — 1 pincée (parfum)
- Confiture d'abricot — 3 c. à soupe (nappage)
Préparation
- Préparez la pâte brisée : sablez la farine avec le beurre froid et 30 g de sucre, liez avec l'eau froide sans trop pétrir. Laissez reposer 30 min au frais.
- Épluchez les pommes. Faites une compote rapide avec deux pommes, un peu de sucre et la cannelle ; détaillez les autres en fins quartiers.
- Étalez la pâte dans un moule, piquez le fond, étalez la compote puis disposez les quartiers en rosace. Saupoudrez de sucre.
- Enfournez 35 à 40 min à 190 °C. À la sortie, lustrez à la confiture d'abricot tiédie. Servez tiède.
Comment on faisait : La tarte aux pommes était le dessert dominical des familles françaises de la première moitié du XXe siècle : on utilisait les pommes du verger, gardées tout l'hiver dans le cellier, et la pâte se travaillait à la main faute de robot. Le nappage à la confiture d'abricot donnait ce brillant que l'on admirait chez le pâtissier.
Le twist contemporain : Disposez les quartiers de pommes en spirale très serrée, façon rosace de pâtisserie fine, et servez avec une boule de glace à la vanille qui fond lentement sur la part tiède.
Charles de Gaulle · Charactorium