La carte de Chimere
Méria de chevreau aux herbes brûlées
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Opson de fête — part de sacrifice (thysia)

Méria de chevreau aux herbes brûlées

OffrandeDocumentée🧂 🍄 🌶️moyen3 h 30
Opson de fête — part de sacrifice (thysia)

Méria de chevreau aux herbes brûlées

Pourquoi ce plat ? « Chimère » signifie littéralement « jeune chèvre » en grec, et la bête est mi-chèvre. Les bergers de Lycie, dont elle ravageait les troupeaux, brûlaient sur l'autel les os enveloppés de graisse pour les dieux (les méria), puis partageaient la chair rôtie. Lui offrir un chevreau, c'est offrir à la Chimère un peu d'elle-même.

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Opson de fête — part de sacrifice (thysia)

Épaule de chevreau frottée de sel, de coriandre et de thym, rôtie lentement et glacée au miel jusqu'à ce que la peau craquèle et noircisse aux pointes — comme passée au souffle d'un monstre.

Approche, mortel, n'aie pas peur — pour cette fois. Je suis née de Typhon le tempétueux et d'Échidna la serpente, et la chair de chèvre est ma chair même. Sur les pentes de Lycie, je foudroyais les troupeaux d'un souffle, et la bête tombait à demi calcinée avant même de bramer ; voilà mon art du feu, que vos cuisiniers imitent maladroitement avec leurs braises. Frotte le chevreau de sel et de coriandre, laisse mon miel de thym le napper d'or sombre, et que la peau morde comme une écaille noircie. Mange, et souviens-toi de qui t'a montré le feu.
Chimere
Ingrédients
  • Chevreau (jeune chèvre)une épaule (viande sacrificielle, chair tendre)
  • Sel marinà la main (assaisonnement et conservation de surface)
  • Graines de coriandreune pincée écrasée (épice de marinade attestée en Grèce)
  • Thym sauvageune poignée (herbe des collines lyciennes)
  • Miel de thymun filet (glaçage et caramélisation)
  • Vinun peu (pour arroser durant la cuisson)
Comment on faisait : Lors d'une thysia grecque, l'animal était égorgé sur l'autel, ses os de cuisse (méria) enveloppés de graisse et brûlés en offrande aux dieux ; le reste était rôti à la broche ou bouilli et partagé entre les fidèles. Le miel et le vin servaient déjà à libations et glaçages. Le chevreau, viande de fête plus que du quotidien, était réservé aux grandes occasions.
Sources : Homère, Iliade (descriptions de sacrifices et rôtissages) · Andrew Dalby, Siren Feasts: A History of Food and Gastronomy in Greece (1996)

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