La carte de Christoph Willibald Gluck
Rôti du grand service (Braten)

Rôti de chevreuil au genièvre, à la mode des grandes tables

FestifReconstitution🧂 🍄moyen2 h (hors marinade)

Une pièce de chevreuil mariée au genièvre et au carvi, rôtie lentement et nappée d'une sauce sombre relevée de vin. Le plat de prestige qui occupe le centre de la table un soir de fête.

Rôti du grand service (Braten)

Une pièce de chevreuil mariée au genièvre et au carvi, rôtie lentement et nappée d'une sauce sombre relevée de vin. Le plat de prestige qui occupe le centre de la table un soir de fête.

Quand on a fait pleurer toute une salle avec mon Orphée, croyez bien qu'au sortir du théâtre on ne se contente pas d'un croûton ! On m'apportait un beau quartier de chevreuil, piqué de baies de genièvre, que le feu avait bruni tout doucement. Je vous le dis sans détour : j'ai toujours aimé la table autant que la scène, et tant pis pour mon médecin qui me grondait. Faites-le rôtir avec patience, arrosez-le souvent de son jus, et servez-le bien chaud, car un rôti froid est une chose triste, comme un opéra sans passion.
Christoph Willibald Gluck
Ingrédients
  • Quartier de chevreuilune belle pièce (viande de gibier noble)
  • Baies de genièvreune poignée (parfum résineux et boisé)
  • Graines de carviune pincée généreuse (épice signature centre-européenne)
  • Lardquelques bardes (graisse pour piquer et arroser)
  • Vin rougeun grand verre (déglaçage de la sauce)
  • Oignonsdeux (fond aromatique)
Comment on faisait : Sur les grandes tables du XVIIIe siècle, le gibier rôti était un mets de rang : on piquait la viande de lard pour l'empêcher de sécher à la broche, et on l'aromatisait au genièvre, abondant dans les forêts d'Europe centrale. La sauce se montait au jus et au vin, sans roux léger à la française pour les versions les plus rustiques.
Sources : Conrad Hagger, Neues Saltzburgisches Koch-Buch, 1719