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Le service à la française de la table viennoise
À la cour de Vienne comme dans les maisons bourgeoises aisées du XVIIIe siècle, on ne mange pas plat après plat : on dresse plusieurs mets ensemble sur la table en deux ou trois « services » successifs, où rôtis, ragoûts, légumes et entremets cohabitent. Chacun se sert de ce qu'il a sous la main. Les douceurs et les boissons chaudes closent le repas, souvent au salon. Cette structure mêle la cuisine austro-bohémienne (pain, choux, gibier) et le raffinement français qui inonde alors les cours d'Europe.
Signature : Le carvi (Kümmel)
Petite graine au goût anisé et chaud, le carvi est l'épice signature de l'Europe centrale : on en parfume le pain, les choux, les rôtis et même les liqueurs. C'est le fil aromatique qui relie la table bohémienne de l'enfance de Gluck aux fastes des cours impériales.

Christoph Willibald Gluck à table

1714 — 1787

5 recettes d’époque