Moretum — fromage pilé aux herbes du quotidien
Une pâte fraîche et relevée de fromage pilé au mortier avec ail, herbes, vinaigre et huile : verte, vive, à étaler sur du pain chaud.
Une pâte fraîche et relevée de fromage pilé au mortier avec ail, herbes, vinaigre et huile : verte, vive, à étaler sur du pain chaud.
Tout n'est pas banquet et flatteurs, crois-moi. Le jour, quand la maison se vide des beaux parleurs, je me contente de ce que mes grands-mères appelaient le moretum : on pile au mortier du fromage frais avec de l'ail, de la coriandre, de la rue et du céleri, on serre d'un peu de vinaigre et d'huile jusqu'à former une boule verte et piquante. On l'étale sur le pain tiède, et c'est tout. Une matrone romaine sait que la vraie élégance, c'est aussi de savoir manger d'un rien.
- •Fromage frais de brebis — une motte (base)
- •Ail — quelques gousses (aromate)
- •Herbes (coriandre, céleri, rue, sarriette) — une poignée (fraîcheur)
- •Vinaigre — un filet (acidité)
- •Huile d'olive — ce qu'il faut (liant)
- •Sel — une pincée (assaisonnement)
Moretum — fromage pilé aux herbes du quotidien
Une pâte fraîche et relevée de fromage pilé au mortier avec ail, herbes, vinaigre et huile : verte, vive, à étaler sur du pain chaud.
Pourquoi ce plat ? Même dans une grande maison du Palatin, on mangeait simple en journée. Ce fromage frais pilé aux herbes, à tartiner sur le pain, était le casse-croûte familier que l'on partageait sans apprêt — l'envers discret de la vie d'apparat de Clodia.
Tout n'est pas banquet et flatteurs, crois-moi. Le jour, quand la maison se vide des beaux parleurs, je me contente de ce que mes grands-mères appelaient le moretum : on pile au mortier du fromage frais avec de l'ail, de la coriandre, de la rue et du céleri, on serre d'un peu de vinaigre et d'huile jusqu'à former une boule verte et piquante. On l'étale sur le pain tiède, et c'est tout. Une matrone romaine sait que la vraie élégance, c'est aussi de savoir manger d'un rien.
Ingrédients (version d’époque)
- Fromage frais de brebis — une motte (base)
- Ail — quelques gousses (aromate)
- Herbes (coriandre, céleri, rue, sarriette) — une poignée (fraîcheur)
- Vinaigre — un filet (acidité)
- Huile d'olive — ce qu'il faut (liant)
- Sel — une pincée (assaisonnement)
Ingrédients
- Fromage de brebis frais (ou pecorino frais, feta douce) — 200 g (base)
- Ail — 1 à 2 gousses (aromate)
- Coriandre fraîche et céleri-branche (feuilles) — 1 poignée (fraîcheur)
- Vinaigre de vin — 1 c. à café (acidité)
- Huile d'olive — 2 c. à soupe (liant)
- Sel — 1 pincée (assaisonnement)
- Pain de campagne — à volonté (support)
Préparation
- Éplucher l'ail et le piler au mortier avec une pincée de sel jusqu'à obtenir une pâte.
- Ajouter les herbes ciselées et piler à nouveau pour libérer les arômes.
- Incorporer le fromage et écraser jusqu'à une pâte homogène.
- Détendre avec le vinaigre puis l'huile d'olive versée en filet, en travaillant jusqu'à une consistance souple et verte.
- Façonner en boule, servir à tartiner sur du pain tiède.
Comment on faisait : Le moretum est décrit dans un poème antique du même nom (longtemps attribué à Virgile) : le paysan Simylus pile fromage, ail et herbes au mortier pour son repas du matin. C'est l'un des rares plats populaires romains documentés en détail, l'ancêtre lointain du pesto et des fromages aux herbes.
Le twist contemporain : Servir façon « apéro romain » en quenelle sur des toasts grillés, avec une herbe rare (rue difficile à trouver — la remplacer par un soupçon de roquette poivrée).
Sources : Appendix Vergiliana, Moretum
Clodia Metella · Charactorium