La carte de Confucius
羞 xiū — petit mets de bouche, condiment purifiant servi en fin de repas

Jiāng : gingembre confit au miel, le condiment qui ne quitte pas la table

RemèdeDocumentée🌶️ 🍯facile40 min

De fines lamelles de gingembre frais, adoucies puis confites dans le miel : piquantes et sucrées à la fois, on en croque un éclat en fin de repas pour assainir la bouche et réchauffer le ventre. Le condiment-remède du Maître, à prendre — comme lui — avec mesure.

羞 xiū — petit mets de bouche, condiment purifiant servi en fin de repas

De fines lamelles de gingembre frais, adoucies puis confites dans le miel : piquantes et sucrées à la fois, on en croque un éclat en fin de repas pour assainir la bouche et réchauffer le ventre. Le condiment-remède du Maître, à prendre — comme lui — avec mesure.

Le gingembre, jamais je ne l'écarte de ma table — mais garde-toi d'en abuser. Un éclat suffit : il assainit le souffle, éclaircit l'esprit et chasse l'humeur trouble après le repas. Coupe-le fin, adoucis-en le feu, et conserve-le dans le miel pour les saisons froides. Prends en tout ta juste mesure : c'est la règle du gingembre comme c'est la règle de la vie.
Confucius
Ingrédients
  • Gingembre frais (薑)une racine (condiment-remède)
  • Miel sauvageà couvrir (confisage et douceur)
Comment on faisait : Dans la Chine ancienne, le gingembre relevait autant de la cuisine que de la pharmacopée : on lui prêtait le pouvoir de « disperser le froid », d'assainir le souffle et d'aiguiser l'esprit — d'où l'habitude lettrée d'en consommer un peu à chaque repas. Le miel, récolté sauvage, était l'un des rares agents sucrants et conservateurs avant la diffusion du sucre de canne. La modération de Confucius (« sans en manger beaucoup ») illustre sa doctrine du juste milieu appliquée jusqu'à l'assiette.
Sources : Entretiens de Confucius (Lunyu), livre X « Xiang Dang » · Frederick J. Simoons, Food in China: A Cultural and Historical Inquiry, CRC Press, 1991