La carte de Confucius
Shù xiū : le faisceau de viande séchée du disciple
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脯 fǔ / 羞 xiū — conserve de viande, mets sec offert en présent

Shù xiū : le faisceau de viande séchée du disciple

ConservationDocumentée🧂 🍄moyen4 h séchage (+ marinade)
脯 fǔ / 羞 xiū — conserve de viande, mets sec offert en présent

Shù xiū : le faisceau de viande séchée du disciple

Pourquoi ce plat ? « À quiconque m'apportait, de lui-même, un faisceau de viande séchée et davantage, je n'ai jamais refusé mon enseignement » (Entretiens, VII). Le shù xiū — dix lanières de viande séchée liées en botte — était l'humble présent du futur disciple à son maître. Aucun aliment n'est plus intimement lié au Confucius pédagogue.

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脯 fǔ / 羞 xiū — conserve de viande, mets sec offert en présent

De fines lanières de viande marinées au sel et aux aromates, puis longuement séchées jusqu'à devenir fermes et concentrées, liées en faisceau. Une conserve de voyage, salée et profondément umami, qui se garde et se partage — et qui, ici, paie l'école.

Qu'on m'apporte seulement un faisceau de viande séchée, dix lanières liées d'un lien, et jamais je n'ai refusé d'instruire celui qui le présentait de son propre élan. Ce n'est pas le prix de la viande qui compte, mais la droiture du geste. Sale-la bien, suspends-la à l'air sec, laisse le temps en resserrer la chair ; ainsi elle te suivra sur les routes du pays de Lu et nourrira ton corps comme l'étude nourrit ton cœur.
— Confucius
Ingrédients
  • •Maigre de bœuf ou de cerf — un beau morceau (chair à sécher)
  • •Sel — généreusement (salaison et conservation)
  • •Gingembre (薑) — râpé (aromate, assainit la chair)
  • •Écorce de cannelier de Chine (桂) — un éclat (parfum)
  • •Jiang (pâte fermentée) — un peu (marinade umami)
Comment on faisait : Sans réfrigération, la salaison-séchage était la grande technique de conservation de la viande sous les Zhou. Le 脯 (fǔ, viande séchée) figurait parmi les présents codifiés par le rite, et le « faisceau de viande séchée » (束脩) avait valeur de don d'usage — d'où son emploi comme symbole des honoraires versés au maître. L'expression shù xiū désigne encore aujourd'hui, en chinois classique, les frais d'enseignement.
Sources : Entretiens de Confucius (Lunyu), livre VII · K. C. Chang (dir.), Food in Chinese Culture, Yale University Press, 1977

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