Lawa de quinua — soupe-socle de quinoa
Une soupe nourrissante où la quinoa cuit longuement jusqu'à épaissir, relevée d'herbes andines et d'une pointe d'ají. Réconfortante, terreuse, c'est le plat du quotidien par excellence dans les hautes terres froides.
Une soupe nourrissante où la quinoa cuit longuement jusqu'à épaissir, relevée d'herbes andines et d'une pointe d'ají. Réconfortante, terreuse, c'est le plat du quotidien par excellence dans les hautes terres froides.
Avant que l'astre de mon père le Soleil ne soit haut, je faisais porter cette lawa de mama quinua, car aucune table, fût-elle d'or, ne se passe de la graine qui nourrit l'empire. On la laisse épaissir longtemps sur les braises, on y jette quelques feuilles parfumées et un peu d'uchu broyé sur la pierre. Je te le dis : qui méprise la quinoa méprise la terre qui nous porte, et la Pachamama n'oublie pas l'orgueilleux.
- •Quinoa (mama quinua), bien rincée — deux poignées (base de la soupe)
- •Eau de source — à hauteur, plusieurs fois renouvelée (cuisson)
- •Herbe andine (paico/huacatay) — quelques feuilles (parfum)
- •Ají (uchu) séché et broyé — une pincée (chaleur)
- •Sel des salines de montagne — au goût (assaisonnement)
Lawa de quinua — soupe-socle de quinoa
Une soupe nourrissante où la quinoa cuit longuement jusqu'à épaissir, relevée d'herbes andines et d'une pointe d'ají. Réconfortante, terreuse, c'est le plat du quotidien par excellence dans les hautes terres froides.
Pourquoi ce plat ? La quinoa, « graine-mère » (mama quinua) des Andes, nourrissait chaque maisonnée du Tawantinsuyu, du paysan jusqu'au palais de Cusco. Même à la table d'une coya, cette soupe épaisse ouvrait souvent la journée : un socle simple et chaud avant les mets plus précieux.
Avant que l'astre de mon père le Soleil ne soit haut, je faisais porter cette lawa de mama quinua, car aucune table, fût-elle d'or, ne se passe de la graine qui nourrit l'empire. On la laisse épaissir longtemps sur les braises, on y jette quelques feuilles parfumées et un peu d'uchu broyé sur la pierre. Je te le dis : qui méprise la quinoa méprise la terre qui nous porte, et la Pachamama n'oublie pas l'orgueilleux.
Ingrédients (version d’époque)
- Quinoa (mama quinua), bien rincée — deux poignées (base de la soupe)
- Eau de source — à hauteur, plusieurs fois renouvelée (cuisson)
- Herbe andine (paico/huacatay) — quelques feuilles (parfum)
- Ají (uchu) séché et broyé — une pincée (chaleur)
- Sel des salines de montagne — au goût (assaisonnement)
Ingrédients
- Quinoa — 150 g (base de la soupe)
- Eau ou bouillon de légumes — 1,2 L (cuisson)
- Huacatay (ou à défaut coriandre + menthe) — 1 c. à soupe ciselée (parfum)
- Ají amarillo séché ou en pâte — 1/2 c. à café (chaleur)
- Sel — au goût (assaisonnement)
Préparation
- Rincer abondamment la quinoa sous l'eau froide pour ôter son amertume naturelle (la saponine).
- Porter l'eau ou le bouillon à ébullition, y verser la quinoa et l'ají, baisser le feu.
- Laisser mijoter 25 à 30 minutes en remuant, jusqu'à ce que la soupe épaississe et que les grains éclatent en spirale.
- Ajouter le huacatay et le sel en fin de cuisson.
- Servir très chaud dans un bol épais, en plat unique réconfortant.
Comment on faisait : On cuisait la lawa dans des marmites de terre (manka) posées sur un foyer à trois pierres. La quinoa était lavée plusieurs fois pour retirer son amertume, puis longuement remuée. C'était un aliment universel, stocké en grande quantité dans les entrepôts d'État (qollqa) qui sécurisaient l'empire contre les famines.
Le twist contemporain : Servie dans un bol en pierre légèrement tiédi, parsemée de graines de quinoa soufflées pour le croquant — un clin d'œil aux greniers d'altitude.
Sources : Garcilaso de la Vega, Comentarios Reales de los Incas (1609) · Bernabé Cobo, Historia del Nuevo Mundo (1653)
Coya Pacsa · Charactorium