La carte de Coya Pacsa
Mikhuy du matin (soupe épaisse de base, servie au premier repas)

Lawa de quinua — soupe-socle de quinoa

QuotidienReconstitution🧂 🍄facile40 min

Une soupe nourrissante où la quinoa cuit longuement jusqu'à épaissir, relevée d'herbes andines et d'une pointe d'ají. Réconfortante, terreuse, c'est le plat du quotidien par excellence dans les hautes terres froides.

Mikhuy du matin (soupe épaisse de base, servie au premier repas)

Une soupe nourrissante où la quinoa cuit longuement jusqu'à épaissir, relevée d'herbes andines et d'une pointe d'ají. Réconfortante, terreuse, c'est le plat du quotidien par excellence dans les hautes terres froides.

Avant que l'astre de mon père le Soleil ne soit haut, je faisais porter cette lawa de mama quinua, car aucune table, fût-elle d'or, ne se passe de la graine qui nourrit l'empire. On la laisse épaissir longtemps sur les braises, on y jette quelques feuilles parfumées et un peu d'uchu broyé sur la pierre. Je te le dis : qui méprise la quinoa méprise la terre qui nous porte, et la Pachamama n'oublie pas l'orgueilleux.
Coya Pacsa
Ingrédients
  • Quinoa (mama quinua), bien rincéedeux poignées (base de la soupe)
  • Eau de sourceà hauteur, plusieurs fois renouvelée (cuisson)
  • Herbe andine (paico/huacatay)quelques feuilles (parfum)
  • Ají (uchu) séché et broyéune pincée (chaleur)
  • Sel des salines de montagneau goût (assaisonnement)
Comment on faisait : On cuisait la lawa dans des marmites de terre (manka) posées sur un foyer à trois pierres. La quinoa était lavée plusieurs fois pour retirer son amertume, puis longuement remuée. C'était un aliment universel, stocké en grande quantité dans les entrepôts d'État (qollqa) qui sécurisaient l'empire contre les famines.
Sources : Garcilaso de la Vega, Comentarios Reales de los Incas (1609) · Bernabé Cobo, Historia del Nuevo Mundo (1653)