La carte de Coyolxauhqui
Mets de banquet cuit à la vapeur

Tamalli de fête au totolin et au chīlli

FestifDocumentée🧂 🍄difficile2 h

Une pâte de maïs farcie de dinde et de sauce au chīlli, enveloppée dans une feuille de maïs et cuite à la vapeur. Moelleux, profond, c'est le mets de banquet des grands jours.

Mets de banquet cuit à la vapeur

Une pâte de maïs farcie de dinde et de sauce au chīlli, enveloppée dans une feuille de maïs et cuite à la vapeur. Moelleux, profond, c'est le mets de banquet des grands jours.

Quand le tambour résonnait au sommet de la grande pyramide, mon peuple façonnait ces paquets de maïs par centaines pour honorer le ciel et la terre. On mêle à la pâte la chair effilochée du totolin, l'oiseau gras de nos basses-cours, et la sauce sombre des piments grillés ; on noue le tout dans la feuille sèche de l'épi. La vapeur monte du grand pot comme l'encens, et l'odeur emplit la cité jusqu'à mon disque de pierre. Défais le lien, ouvre la feuille : ce qui fume à l'intérieur est la nourriture des jours où l'on n'oublie pas les dieux.
Coyolxauhqui
Ingrédients
  • Pâte de maïs nixtamaliségrande quantité (enveloppe moelleuse)
  • Chair de dinde (totolin)selon le festin (farce)
  • Chīlli séchés (ancho, guajillo)une poignée (sauce)
  • Tomatillesquelques-unes (liant de la sauce)
  • Feuilles de maïs séchées (totomochtli)autant que de tamalli (emballage de cuisson)
  • Sel de lacune pincée (assaisonnement)
Comment on faisait : Sahagún décrit d'innombrables variétés de tamalli servies aux fêtes et aux marchés de Tlatelolco. La dinde (totolin) et le chien étaient les principales viandes domestiques ; le porc et le saindoux n'arrivèrent qu'avec les Espagnols, si bien que les tamalli d'époque étaient plus denses, sans matière grasse battue.
Sources : Bernardino de Sahagún, Historia general de las cosas de Nueva España (Codex de Florence) · Sophie D. Coe, America's First Cuisines, University of Texas Press, 1994