Hydromel de Brocéliande
Un vin de miel doré, doux et légèrement pétillant de fermentation, parfumé aux fleurs sauvages : le breuvage rituel des fêtes celtiques et arthuriennes. (Version festive : la recette ci-dessous donne un hydromel léger ; à réserver aux adultes.)
Un vin de miel doré, doux et légèrement pétillant de fermentation, parfumé aux fleurs sauvages : le breuvage rituel des fêtes celtiques et arthuriennes. (Version festive : la recette ci-dessous donne un hydromel léger ; à réserver aux adultes.)
Lève cette coupe, et bois lentement. Voici l'hydromel, le sang doré de mes abeilles que l'eau vive et le temps ont transformé en breuvage des fées. Mes sœurs le laissent dormir des lunes entières dans des tonnelets, jusqu'à ce qu'il chante en pétillant. C'est lui que l'on verse aux serments et aux noces ; c'est lui qu'Arthur a goûté à ma table. Mais garde la mesure, mortel : trois coupes de ce miel et l'on ne retrouve plus le chemin de la forêt.
- •Miel sauvage — une part (sucre fermentescible)
- •Eau de source vive — trois parts (base du breuvage)
- •Levures naturelles (du miel, de l'air) — ce que le temps apporte (fermentation)
- •Fleurs d'aubépine, brins de bruyère — une poignée (parfum)
Hydromel de Brocéliande
Un vin de miel doré, doux et légèrement pétillant de fermentation, parfumé aux fleurs sauvages : le breuvage rituel des fêtes celtiques et arthuriennes. (Version festive : la recette ci-dessous donne un hydromel léger ; à réserver aux adultes.)
Pourquoi ce plat ? L'hydromel, « boisson des dieux » du monde celtique, coule dans toutes les fêtes des cycles arthuriens. Pour une fée de Brocéliande gardienne des secrets de la forêt, ce vin de miel fermenté est le breuvage d'honneur des banquets sous les eaux et des serments échangés au bord du lac.
Lève cette coupe, et bois lentement. Voici l'hydromel, le sang doré de mes abeilles que l'eau vive et le temps ont transformé en breuvage des fées. Mes sœurs le laissent dormir des lunes entières dans des tonnelets, jusqu'à ce qu'il chante en pétillant. C'est lui que l'on verse aux serments et aux noces ; c'est lui qu'Arthur a goûté à ma table. Mais garde la mesure, mortel : trois coupes de ce miel et l'on ne retrouve plus le chemin de la forêt.
Ingrédients (version d’époque)
- Miel sauvage — une part (sucre fermentescible)
- Eau de source vive — trois parts (base du breuvage)
- Levures naturelles (du miel, de l'air) — ce que le temps apporte (fermentation)
- Fleurs d'aubépine, brins de bruyère — une poignée (parfum)
Ingrédients
- Miel (bruyère, châtaignier ou toutes fleurs) — 300 g (sucre fermentescible)
- Eau de source (non chlorée) — 1 litre (base)
- Levure à hydromel ou à champagne — 1 pincée (fermentation maîtrisée)
- Fleurs séchées (aubépine, sureau) — 1 c. à soupe (arôme floral)
Préparation
- Fais tiédir (jamais bouillir) l'eau de source, dissous-y le miel jusqu'à obtenir un liquide homogène : le « moût ».
- Laisse refroidir à température ambiante, ajoute les fleurs séchées puis la levure.
- Verse dans une bonbonne munie d'un barboteur, à l'abri de la lumière ; laisse fermenter 3 à 6 semaines (les bulles cessent quand c'est prêt).
- Filtre, mets en bouteille et laisse mûrir encore quelques semaines au frais avant de déguster. À réserver aux adultes.
Comment on faisait : L'hydromel est l'une des plus anciennes boissons fermentées d'Europe, antérieure au vin de raisin dans les contrées celtiques et nordiques. Faute de levures cultivées, la fermentation démarrait spontanément grâce aux micro-organismes présents dans le miel brut et l'air. On l'aromatisait d'herbes et d'épices selon les régions ; sa charge symbolique (immortalité, poésie, serment) en faisait LA boisson des fêtes et des dieux.
Le twist contemporain : Sers très frais dans des coupes givrées, une fleur de sureau en glaçon transparent au fond du verre, comme une fleur prise dans l'eau du lac.
Dame du Lac · Charactorium