La carte de Dominique Lemor
Blanquette de veau du dimanche
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Repas du dimanche

Blanquette de veau du dimanche

FestifDocumentée🧂 🍄 🍋moyen1 h 45
Repas du dimanche

Blanquette de veau du dimanche

Pourquoi ce plat ? Quand l'abondance revenait peu à peu après 1951 et qu'on recevait à la table d'Éluard, la blanquette — mijotée lentement, sauce blanche et veloutée — était le plat de fête bourgeois par excellence, celui qu'on servait le dimanche aux amis du cercle.

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Repas du dimanche

Du veau cuit doucement dans un bouillon parfumé, puis nappé d'une sauce blanche liée au jaune d'œuf et relevée d'un trait de citron. Le grand classique réconfortant de la cuisine française du milieu du siècle.

Le dimanche, quand les amis montaient et que Paul lisait ses vers dans la fumée des cigarettes, je voulais une table digne de la compagnie. La blanquette demande de la patience : on cuit le veau tout doucement, sans le laisser colorer, dans un bouillon où chantent la carotte et le poireau. Le secret, c'est la liaison — je bats un jaune d'œuf avec un peu de crème et un filet de citron, et je verse hors du feu, jamais sur le feu, sinon tout tourne. On servait cela avec du riz, et croyez-moi, il ne restait rien dans le plat.
Dominique Lemor
Ingrédients
  • Épaule de veauun beau morceau (viande)
  • Carottequelques-unes (aromate)
  • Poireau et oignon clouté1 de chaque (aromate)
  • Bouquet garni1 (parfum)
  • Beurre et farinepour le roux (liaison)
  • Jaune d'œuf et crème1 jaune, un peu de crème (liaison finale)
  • Citronun filet (acidité)
Comment on faisait : La blanquette est restée pendant tout le XXe siècle le plat 'd'invités' des familles françaises. Sa cuisson sans coloration et sa liaison délicate au jaune d'œuf en font un marqueur du savoir-faire ménager bourgeois de l'époque.

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