Pitance ordinaire du réfectoire carmélitain (repas maigre du quotidien)
Soupe d'orge et de lentilles du réfectoire
QuotidienÉvocation🧂 🍄facile1 h
Une soupe nourrissante d'orge perlé et de lentilles, parfumée aux légumes-racines et à une noix de beurre, exactement le genre de plat maigre qui rassasiait les sœurs sans rompre l'abstinence.
Pourquoi ce plat ? Entrée au Carmel de Cologne en 1933 sous le nom de Thérèse-Bénédicte de la Croix, Edith adopte la règle alimentaire sobre des carmélites déchaussées : repas simples, souvent sans viande, légumes du jardin du cloître, pris en silence. Cette soupe épaisse est l'image même de cette vie dépouillée.
Au Carmel, nous ne cherchions point la table des riches. Une soupe d'orge et de lentilles, quelques légumes tirés du jardin du cloître, et cela suffisait à soutenir le corps afin qu'il pût servir l'âme. Je vous le dis simplement : il y a, dans un repas pauvre mangé en silence et en action de grâces, une plénitude que les banquets ignorent.
Ingrédients
- •Orge perlé — une poignée (céréale rassasiante)
- •Lentilles — une poignée (protéine du maigre)
- •Carottes, poireau, oignon — du jardin (légumes de fond)
- •Pommes de terre — deux ou trois (douceur et corps)
- •Beurre — une noix (liant gras autorisé hors jeûne strict)
- •Sel, laurier, persil — selon le goût (assaisonnement simple)
Comment on faisait : Les carmélites déchaussées, réformées par sainte Thérèse d'Avila au XVIe siècle, suivaient une règle d'abstinence quasi permanente de viande et de longs jeûnes. Le menu reposait sur les légumes du potager, les légumineuses, les céréales et le pain. La soupe, économique et chaude, était le pilier du repas, prise au réfectoire pendant qu'une sœur lisait à voix haute un texte spirituel.
Sources : Thérèse d'Avila, Constitutions de l'Ordre du Carmel déchaussé (sur l'abstinence et le maigre) · Henriette Davidis, Praktisches Kochbuch, 1845 (cuisine domestique allemande de référence, soupes d'orge)