Pottage d'orge aux poireaux et fines herbes
Un potage épais et réconfortant où l'orge perlé fond dans un bouillon de volaille parfumé de poireaux, et que l'on relève d'un bouquet d'herbes de jardin. Nourrissant, doux et salé, c'est la nourriture de fond d'une maisonnée anglaise.
Un potage épais et réconfortant où l'orge perlé fond dans un bouillon de volaille parfumé de poireaux, et que l'on relève d'un bouquet d'herbes de jardin. Nourrissant, doux et salé, c'est la nourriture de fond d'une maisonnée anglaise.
Sachez que même une princesse, dans ses jeunes années à Hatfield, rompait son jeûne d'un bon pottage fumant avant les grandeurs. On fait crever l'orge à petit feu dans le bouillon de chapon, on y jette poireaux et persil du clos, et l'on tourne sans relâche jusqu'à ce que la cuillère y tienne droite. Une pincée de macis, un grain de sel, et voilà de quoi tenir un corps par les froids de notre île. Croyez-en notre expérience : un ventre bien lesté gouverne mieux qu'un ventre vide.
- •Orge mondé — une bonne poignée par écuelle (féculent de base)
- •Bouillon de chapon — à hauteur (liquide nourricier)
- •Poireaux — quelques-uns émincés (légume aromatique)
- •Persil, sauge, hysope du jardin — un bouquet (herbes parfumées)
- •Macis et sel — au goût (assaisonnement)
Pottage d'orge aux poireaux et fines herbes
Un potage épais et réconfortant où l'orge perlé fond dans un bouillon de volaille parfumé de poireaux, et que l'on relève d'un bouquet d'herbes de jardin. Nourrissant, doux et salé, c'est la nourriture de fond d'une maisonnée anglaise.
Pourquoi ce plat ? Avant d'être reine, la jeune Élisabeth grandit dans la relative discrétion de Hatfield House ; même à la cour, le pottage — bouillie de grains et d'herbes mijotée au bouillon — restait le socle nourricier de chaque jour, des cuisines de service jusqu'aux écuelles ordinaires. C'est le plat humble qui soutenait les fastes.
Sachez que même une princesse, dans ses jeunes années à Hatfield, rompait son jeûne d'un bon pottage fumant avant les grandeurs. On fait crever l'orge à petit feu dans le bouillon de chapon, on y jette poireaux et persil du clos, et l'on tourne sans relâche jusqu'à ce que la cuillère y tienne droite. Une pincée de macis, un grain de sel, et voilà de quoi tenir un corps par les froids de notre île. Croyez-en notre expérience : un ventre bien lesté gouverne mieux qu'un ventre vide.
Ingrédients (version d’époque)
- Orge mondé — une bonne poignée par écuelle (féculent de base)
- Bouillon de chapon — à hauteur (liquide nourricier)
- Poireaux — quelques-uns émincés (légume aromatique)
- Persil, sauge, hysope du jardin — un bouquet (herbes parfumées)
- Macis et sel — au goût (assaisonnement)
Ingrédients
- Orge perlé — 150 g (féculent de base)
- Bouillon de volaille — 1,2 L (liquide nourricier)
- Poireaux — 2, émincés (légume aromatique)
- Persil plat — 1 petit bouquet (herbe fraîche)
- Sauge fraîche — 4 feuilles (herbe parfumée)
- Macis (ou muscade râpée) — 1 pincée (épice douce)
- Sel — au goût (assaisonnement)
- Beurre — 1 noix (liaison finale)
Préparation
- Rincez l'orge perlé à l'eau froide.
- Faites suer doucement les poireaux émincés dans la noix de beurre, sans coloration.
- Versez le bouillon, ajoutez l'orge et le macis, portez à frémissement.
- Laissez mijoter 40 à 50 minutes à couvert, en remuant, jusqu'à ce que l'orge soit tendre et le potage épais.
- Hachez sauge et persil, incorporez-les en fin de cuisson, rectifiez en sel et servez bien chaud.
Comment on faisait : Le pottage était l'aliment quotidien à tous les étages de la société Tudor : on faisait longuement crever céréales (orge, avoine) et légumes-racines dans un bouillon, en y ajoutant les herbes du potager. Plus on était riche, plus la viande et les épices s'y invitaient ; chez les pauvres, c'était surtout grains et herbes.
Le twist contemporain : Servi en petit bol d'amuse-bouche surmonté d'une chips de poireau frit, le pottage devient une entrée chic qui raconte l'Angleterre des Tudor.
Élisabeth I · Charactorium