Ellen Johnson Sirleaf(1938 — ?)
Ellen Johnson Sirleaf
Liberia
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Ellen Johnson Sirleaf est devenue en 2006 la première femme élue présidente d'un État africain, dirigeant le Liberia après une longue guerre civile. Économiste de formation, elle a œuvré pour la reconstruction du pays et la réconciliation nationale, recevant le prix Nobel de la paix en 2011.
Questions fréquentes
Citations célèbres
« En Afrique, les femmes sont le pilier de la société. Elles font le travail, elles nourrissent les enfants, elles maintiennent les familles ensemble. »
« Si vos rêves ne vous font pas peur, c'est qu'ils ne sont pas assez grands. »
Faits marquants
- Née en 1938 à Monrovia (Liberia), elle étudie l'économie aux États-Unis, notamment à Harvard.
- Emprisonnée deux fois sous les régimes autoritaires libériens avant d'être contrainte à l'exil.
- Élue présidente du Liberia en janvier 2006 — première femme chef d'État élue en Afrique.
- Reçoit le prix Nobel de la paix en 2011 avec Leymah Gbowee et Tawakkol Karman pour leur lutte non violente pour la sécurité des femmes.
- Réélue en 2011, elle gouverne jusqu'en 2018, soit deux mandats consécutifs.
Œuvres & réalisations
Ellen Johnson Sirleaf reconstruit les institutions libériennes après quatorze ans de guerre civile : rétablissement de l'état de droit, lutte contre la corruption, relance économique et retour des investisseurs étrangers.
Elle obtient l'annulation de plus de 4 milliards de dollars de dette dans le cadre de l'initiative PPTE, libérant des ressources considérables pour la reconstruction du pays.
Elle poursuit la consolidation démocratique et gère la crise Ebola de 2014-2016, renforçant le système de santé libérien avec l'aide de la communauté internationale.
Récit de vie publié en anglais, retraçant son parcours de femme politique en Afrique, ses emprisonnements, ses exils et son accession au pouvoir ; traduit dans plusieurs langues.
Après l'épidémie Ebola, elle co-préside cette commission internationale pour renforcer les systèmes de santé fragiles et prévenir de futures pandémies dans les pays à faibles revenus.
Premier transfert pacifique du pouvoir entre deux présidents élus au Liberia depuis 1944, saluée comme une avancée démocratique majeure pour l'Afrique de l'Ouest.
Anecdotes
En 2006, Ellen Johnson Sirleaf devient la première femme élue à la tête d'un État africain, en remportant l'élection présidentielle au Liberia. Sa victoire est saluée dans le monde entier comme un tournant historique pour la démocratie et les droits des femmes sur le continent africain.
Emprisonnée deux fois sous les régimes militaires de Samuel Doe et Charles Taylor, Ellen Johnson Sirleaf ne cède jamais face à l'intimidation. Lors de l'une de ses détentions, elle est condamnée à dix ans de prison avant d'être finalement libérée sous pression internationale, ce qui renforce sa détermination à combattre pour la démocratie.
En 2011, Ellen Johnson Sirleaf reçoit le prix Nobel de la paix, qu'elle partage avec Leymah Gbowee et Tawakkol Karman. Le comité Nobel salue leur lutte non violente pour la sécurité des femmes et leur droit à participer pleinement à la construction de la paix.
Surnommée « Iron Lady » (Dame de fer) par ses partisans, Ellen Johnson Sirleaf a dû faire face à une épidémie d'Ebola dévastatrice entre 2014 et 2016. Elle coordonne la réponse nationale et internationale, mobilisant des ressources pour enrayer une crise sanitaire qui menace de déstabiliser toute la région.
Économiste de formation, elle a étudié à Harvard avant de revenir au Liberia pour servir son pays. Sa maîtrise des questions financières lui permet, une fois au pouvoir, de renégocier une dette nationale colossale héritée des guerres civiles, obtenant l'annulation de plus de 4 milliards de dollars de dettes.
Sources primaires
I have always believed that Africa's salvation lies in the hands of its women. We are the ones who bear the burden of conflict, who rebuild after war, who hold families and communities together when everything else falls apart.
We know what we want. We want peace. We want freedom. We want prosperity. And we are determined to work hard to achieve these goals, because Liberia is worth fighting for.
This prize belongs to all the women of Liberia — the market women, the church women, the women who risked their lives to stop the war. I share this honour with each and every one of them.
Liberia is at a crossroads. With your continued support, we will transform our nation into a beacon of democracy and development for all of Africa.
Lieux clés
Capitale du Liberia et lieu de son investiture en janvier 2006 ; c'est là qu'elle gouverne pendant douze ans, reconstruisant les institutions d'un État dévasté par deux guerres civiles.
Ellen Johnson Sirleaf y obtient un master en administration publique en 1971 ; cette formation lui donne les outils intellectuels pour gérer les finances publiques et négocier avec les institutions internationales.
Ville où elle reçoit le prix Nobel de la paix le 10 décembre 2011, consacrant son combat pour la démocratie, la paix et les droits des femmes sur la scène internationale.
Lieu des négociations de paix qui mettent fin aux guerres civiles libériennes dans les années 1990 et 2000 ; Sirleaf y joue un rôle de médiatrice et de voix de la société civile libérienne.
Capitale ghanéenne où sont signés les accords de paix d'Accra en 2003, mettant fin à la deuxième guerre civile et ouvrant la voie aux élections de 2005 remportées par Sirleaf.
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Présidence du Liberia (premier mandat)
2006–2011
Renégociation de la dette extérieure libérienne
2006–2010
Présidence du Liberia (second mandat)
2012–2018
This Child Will Be Great (autobiographie)
2009
Co-présidence de la Commission de haut niveau sur la santé dans les pays en développement (OMS)
2015–2016
Passation démocratique du pouvoir à George Weah
2018






