La carte de Eshu
Oúnjẹ àjọyọ̀ (mets de fête partagé lors des grandes cérémonies d'orisha)

Èkuru funfun àti ọbẹ̀ epo — flan de niébé cuit à la vapeur, sauce à l'huile de palme

FestifDocumentée🍄 🫙moyen1 h (hors trempage)

Un flan moelleux de niébé pilé, cuit à la vapeur dans des feuilles, démoulé blanc et tendre, puis arrosé d'une sauce chaude à l'huile de palme rouge et à l'iru fermenté. Doux, profond, festif.

Oúnjẹ àjọyọ̀ (mets de fête partagé lors des grandes cérémonies d'orisha)

Un flan moelleux de niébé pilé, cuit à la vapeur dans des feuilles, démoulé blanc et tendre, puis arrosé d'une sauce chaude à l'huile de palme rouge et à l'iru fermenté. Doux, profond, festif.

Jour de fête ! On a battu les tambours, on m'a versé l'huile en premier, et maintenant on peut manger. Vois ces paquets de feuilles alignés comme des présents : dedans, le niébé cuit doucement à la vapeur, sans bruit, jusqu'à devenir tendre comme la joue d'un enfant. Déballe, retourne le flan blanc, et noie-le sous l'huile rouge où nage l'iru. Partage avec ton voisin, même celui que tu n'aimes pas — car à ma fête, qui mange seul mange mal. Moi je circule entre les bouches, je goûte tout, je ne suis jamais rassasié.
Eshu
Ingrédients
  • Niébé (ẹ̀wà)une mesure pilée (base du flan)
  • Feuilles (feuilles de moromoro/bananier)plusieurs (moules naturels à la vapeur)
  • Huile de palme rougeune louche (sauce)
  • Iru (néré fermenté)quelques (umami fermenté)
  • Sel (ou cendre filtrée)au goût (assaisonnement)
Comment on faisait : L'èkuru (cousin du moin-moin, mais sans assaisonnement dans la pâte) se cuit traditionnellement dans des feuilles nouées au-dessus d'une marmite d'eau bouillante, ce qui lui donne son parfum végétal. La version festive sans piment correspond à l'époque pré-atlantique : la sauce tire toute sa puissance de l'huile de palme et de l'iru, et non du poivron américain.
Sources : Jessica B. Harris, The Africa Cookbook (1998)