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Obè àti Oúnjẹ — la soupe-socle yoruba
Le repas yoruba ne se découpe pas en entrée-plat-dessert. Il s'organise autour d'un féculent pilé ou cuit (iyán, l'igname pilée ; àmàlà ; èkuru) que l'on saisit à la main et que l'on trempe dans une soupe épaisse (obè) liée à l'huile de palme rouge et aux graines moulues. Autour gravitent les en-cas frits des bords de route (le domaine d'Eshu, gardien des carrefours), les boissons fermentées et, à part, les offrandes déposées sur l'autel qui n'appartiennent qu'au dieu.
Signature : Epo pupa — l'huile de palme rouge
Pressée des fruits du palmier à huile, écarlate et veloutée, elle colore et lie presque chaque soupe yoruba. C'est aussi l'offrande première d'Eshu : on en verse aux carrefours pour adoucir son tempérament. Sa cousine d'autel, l'huile dorée, et la graine de néré fermentée (iru) en sont les compagnons d'umami.

Eshu à table

5 recettes d’époque