Obè àti Oúnjẹ — la soupe-socle yoruba
Le repas yoruba ne se découpe pas en entrée-plat-dessert. Il s'organise autour d'un féculent pilé ou cuit (iyán, l'igname pilée ; àmàlà ; èkuru) que l'on saisit à la main et que l'on trempe dans une soupe épaisse (obè) liée à l'huile de palme rouge et aux graines moulues. Autour gravitent les en-cas frits des bords de route (le domaine d'Eshu, gardien des carrefours), les boissons fermentées et, à part, les offrandes déposées sur l'autel qui n'appartiennent qu'au dieu.
Signature : Epo pupa — l'huile de palme rouge
Pressée des fruits du palmier à huile, écarlate et veloutée, elle colore et lie presque chaque soupe yoruba. C'est aussi l'offrande première d'Eshu : on en verse aux carrefours pour adoucir son tempérament. Sa cousine d'autel, l'huile dorée, et la graine de néré fermentée (iru) en sont les compagnons d'umami.
Eshu à table
5 recettes d’époque
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OffrandeAdímú Eshu — plateau d'offrande au gardien des carrefours
Adímú (offrande déposée, jamais consommée par les fidèles)
🍯 🍄· 10 min
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🍄
QuotidienIyán àti obè ẹ̀gúsí — igname pilée et soupe de graines de melon
Oúnjẹ ojúmọ́ (repas-socle du quotidien) : féculent pilé trempé dans une soupe liée
🍄 🧂 🫙· 1 h
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🧂
Street foodÀkàrà — beignets de niébé frits au carrefour
Oúnjẹ ọ̀nà (en-cas de bord de route, vendu aux carrefours)
🧂 🍄· 30 min (hors trempage)
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🍄
FestifÈkuru funfun àti ọbẹ̀ epo — flan de niébé cuit à la vapeur, sauce à l'huile de palme
Oúnjẹ àjọyọ̀ (mets de fête partagé lors des grandes cérémonies d'orisha)
🍄 🫙· 1 h (hors trempage)
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🫙
BoissonẸmu — vin de palme frais des carrefours
Ọtí (boisson fermentée d'accueil et de libation)
🫙 🍋 🍯· 5 min (service)
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