Fanny Mendelssohn
Fanny Mendelssohn
1805 — 1847
Hambourg
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Œuvres & réalisations
Chef-d'œuvre de Fanny Mendelssohn, ce cycle de douze pièces pour piano évoque chaque mois de l'année, inspiré par son séjour en Italie. Longtemps inédit, il fut redécouvert et enregistré à partir des années 1980, révélant toute la richesse de son langage musical romantique.
Cette œuvre ambitieuse, publiée peu avant sa mort, est considérée comme son testament musical. Elle révèle une maîtrise de la forme sonate et une profondeur expressive comparables aux meilleures pages de la musique de chambre romantique.
Grande cantate chorale composée par Fanny pour les Sonntagsmusiken. Elle y dirige elle-même chœur et orchestre, affirmant son talent de compositrice et de chef d'ensemble dans un répertoire habituellement réservé aux hommes.
Premier recueil publié sous le nom de Fanny Hensel, il contient des mélodies pour voix et piano d'une grande sensibilité poétique. Sa publication représente un acte d'émancipation symbolique majeur pour une femme compositrice du XIXe siècle.
Œuvre de musique de chambre aux ambitions formelles remarquables pour une compositrice autodidacte dans ce genre. Resté manuscrit jusqu'à sa publication posthume, il témoigne de la diversité et de la profondeur de la production de Fanny.
Recueil de lieder pour voix seule ou ensemble vocal, publiés juste avant sa mort. Ces mélodies intimistes reflètent l'univers domestique et poétique dans lequel Fanny évoluait et créait.
Anecdotes
Fanny Mendelssohn était considérée par son propre père comme la plus douée musicalement des deux enfants Mendelssohn, mais il lui interdit de faire carrière. Dans une lettre de 1820, Abraham Mendelssohn lui écrit que la musique doit rester pour elle un 'ornement', tandis que pour son frère Felix, elle sera un 'métier'. Cette injustice illustre parfaitement les obstacles que les femmes talentueuses devaient surmonter au XIXe siècle.
Certaines des mélodies publiées sous le nom de Felix Mendelssohn étaient en réalité composées par Fanny. La reine Victoria, grande admiratrice de ces lieder, demanda un jour à Felix quel était son morceau préféré parmi ceux qu'elle avait interprétés — il dut avouer que la pièce que la reine avait choisie avait été écrite par sa sœur. Fanny restait ainsi dans l'ombre, même quand son génie était célébré.
Fanny organisa pendant des années les célèbres 'Sonntagsmusiken' (Musiques du dimanche) dans la villa familiale de Berlin. Ces concerts privés réunissaient jusqu'à deux cents invités, parmi lesquels des compositeurs, des poètes et des intellectuels de toute l'Europe. Fanny y jouait, dirigeait et présentait ses propres compositions, créant un véritable salon musical qui influença la vie culturelle berlinoise.
Fanny ne publia ses compositions sous son propre nom qu'à l'âge de quarante ans, en 1846, malgré l'opposition persistante de son frère Felix. Ce recueil de lieder fut accueilli avec enthousiasme par la critique. Elle mourut moins d'un an après cette première publication, foudroyée par une attaque cérébrale lors d'une répétition. Felix, brisé de chagrin, la suivit dans la mort six mois plus tard.
Fanny Mendelssohn composa plus de 460 œuvres au cours de sa vie, dont un trio pour piano, un quatuor à cordes, des cantates et plus de 250 lieder. Pendant longtemps, ces partitions restèrent enfouies dans les archives familiales. Ce n'est qu'à partir des années 1980 que les musicologues commencèrent à redécouvrir et à enregistrer son œuvre, lui rendant enfin la place qu'elle mérite dans l'histoire de la musique romantique.
Sources primaires
Je dois te dire que je suis heureuse d'avoir enfin osé publier. Les critiques sont bienveillants, et je sens que j'ai fait quelque chose de juste pour moi-même, quoi qu'il arrive.
La musique ne deviendra peut-être pas ta profession, comme pour ton frère Felix, mais elle peut et doit orner ta vie, et rester pour toi un ornement précieux.
Aujourd'hui j'ai dirigé ma Cantate de Pâques devant un public nombreux. Je n'ai jamais ressenti pareille satisfaction. Je suis compositrice, et personne ne peut me l'ôter.
Ma sœur est un bien meilleur musicien que moi, et j'apprends encore d'elle chaque fois que nous travaillons ensemble.
Lieux clés
Demeure familiale où Fanny passa l'essentiel de sa vie et organisa les Sonntagsmusiken. Ce salon musical privé était l'un des centres culturels les plus influents de Berlin dans les années 1830-1840.
Ville natale de Fanny Mendelssohn, née le 14 novembre 1805 dans une famille juive cultivée. Hambourg était alors un grand centre commercial et culturel germanophone.
Fanny y séjourna avec son mari peintre de 1839 à 1840. Ce voyage en Italie fut une période de grande créativité : elle y composa le cycle Das Jahr et rencontra de nombreux artistes européens.
Ville de Felix Mendelssohn, où il fonda le Conservatoire en 1843. Fanny y séjourna à plusieurs reprises pour rendre visite à son frère et assister aux concerts du Gewandhaus.
Fanny y reçut des leçons de piano avec la pianiste Marie Bigot en 1816. Paris était alors la capitale musicale de l'Europe, fréquentée par Chopin, Liszt et les grands virtuoses romantiques.
Objets typiques
Fanny jouait sur un pianoforte à mécanique anglaise, instrument de prédilection des pianistes romantiques. Ses doigts agiles et sa technique remarquable lui valaient d'être comparée aux plus grands interprètes de son époque.
Fanny rédigeait elle-même ses partitions avec soin, souvent illustrées de petits dessins de son mari Wilhelm Hensel. Ces manuscrits sont aujourd'hui conservés à la Bibliothèque d'État de Berlin.
Lors des Sonntagsmusiken, Fanny dirigeait depuis un pupitre central l'orchestre et les choristes réunis dans la grande salle de la villa Mendelssohn. Diriger un ensemble était une activité rarissime pour une femme à cette époque.
Lors de son séjour en Italie entre 1839 et 1840, Fanny tint un journal et composa le cycle Das Jahr, s'inspirant des paysages et des saisons. Ce carnet mêlait notes musicales et impressions personnelles.
Fanny entretenait une correspondance intense avec son frère Felix, échangeant sur leurs compositions, leurs lectures et la vie musicale européenne. Ces lettres constituent une source historique précieuse sur la vie culturelle du XIXe siècle.
Pour les concerts du dimanche, Fanny portait des robes en soie ou en velours, conformes à la mode bourgeoise berlinoise des années 1830-1840, avec corsage ajusté, manches bouffantes et jupe ample à crinoline naissante.
Programmes scolaires
Vie quotidienne
Matin
Fanny se levait tôt et consacrait les premières heures de la matinée à la composition, avant que la maisonnée ne s'éveille. Elle travaillait à son bureau ou au pianoforte dans le salon, profitant du calme pour noter ses idées musicales dans ses carnets de partitions manuscrites.
Après-midi
L'après-midi était consacré à l'enseignement du piano à son fils Sebastian, à la correspondance avec Felix et d'autres musiciens d'Europe, et à la préparation des Sonntagsmusiken. Elle recevait également des artistes, des écrivains et des musiciens de passage à Berlin.
Soir
Les soirées, surtout le dimanche, étaient dominées par les concerts dans le grand salon familial. Fanny y jouait, chantait et dirigeait les ensembles. Les autres soirs, la famille se réunissait pour lire de la poésie, discuter de philosophie ou jouer de la musique en chambre.
Alimentation
Comme toute famille bourgeoise berlinoise du XIXe siècle, les Mendelssohn-Hensel partageaient des repas copieux composés de charcuteries, de pains, de soupes, de rôtis de porc ou de veau, et de pâtisseries. Le café et le thé accompagnaient les longues soirées de travail et de conversation.
Vêtements
Fanny portait des robes à la mode Biedermeier : corsages ajustés à col en dentelle, manches ballons, jupes longues en soie ou en mousseline imprimée. Pour les concerts du dimanche, elle optait pour des tenues plus élégantes en velours ou en soie, avec des bijoux discrets hérités de la famille.
Habitat
La famille habitait une grande villa avec jardin au Leipziger Straße à Berlin, propriété des Mendelssohn. La maison comprenait un vaste salon de musique pouvant accueillir deux cents personnes, des appartements privés, un atelier pour Wilhelm Hensel et un jardin où Fanny aimait se promener pour trouver l'inspiration.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Galerie
Portrait of Fanny Hensel
Живописное обозрение 1890, № 01-26 (1 янв. - 24 июня); № 27-52 (1 июля - 23 дек.) Page 0199

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Fanny.Hensel.Bueste.von.Lore.Plietzsch.2015
Fanny Hensel Klaviertrio op. 11 Anfang Lied
The Music Room of Fanny Hensel (nee Mendelssohn)title QS:P1476,en:"The Music Room of Fanny Hensel (nee Mendelssohn)"label QS:Len,"The Music Room of Fanny Hensel (nee Mendelssohn)"
PPN663944058 Fanny Hensel, geb. Mendelsohn-Bartholdy (1847)
Woman's Exhibition, 1900, Earl's Court, London, S.W. : official fine art, historical and general catalogue
Style visuel
Style Biedermeier berlinois : intérieur bourgeois chaleureux, lumière tamisée aux bougies, palette veloutée de bleus prussiens et de verts profonds, atmosphère intime et cultivée du Romantisme allemand.
Prompt IA
Biedermeier style Berlin interior, early 19th century Romantic era. A cultivated bourgeois salon with tall windows and warm candlelight, mahogany furniture and velvet drapes in deep green and burgundy. A woman in a silk empire-waist dress with puffed sleeves sits at a grand Érard pianoforte. Watercolor and pen sketches are pinned to the walls. Soft chiaroscuro lighting, inspired by German Romantic painting. Color palette: warm ivory, deep Prussian blue, rich forest green, golden amber, earthy sienna. Painterly texture, intimate and refined atmosphere.
Ambiance sonore
L'ambiance sonore des Sonntagsmusiken berlinoises : pianoforte romantique, lieder pour voix et piano, murmures d'un salon cultivé du XIXe siècle.
Prompt IA
A Berlin bourgeois drawing room in the 1830s: the warm sound of a Érard pianoforte playing romantic lieder and piano miniatures, the rustle of silk dresses and the murmur of a distinguished audience of artists and intellectuals. Candlelight flickers. A soprano voice rises delicately above the piano. Through the tall windows, the faint sounds of horse-drawn carriages on cobblestones. Between pieces, the clink of teacups and the soft buzz of literary conversation in German and French. The atmosphere is intimate yet vibrant with creative energy.
Source du portrait
Wikimedia Commons — domaine public — her later husband, Wilhelm Hensel (1794-1861) — 1829




