Farine d'orge grillée des hauts cols
De l'orge (ou du millet) torréfié puis moulu en farine fine, que l'on transporte dans un sac et que l'on mélange sur place à de l'eau chaude pour former une pâte nourrissante. Léger, durable, sans cuisson : le carburant des pèlerins traversant les déserts et l'Himalaya.
De l'orge (ou du millet) torréfié puis moulu en farine fine, que l'on transporte dans un sac et que l'on mélange sur place à de l'eau chaude pour former une pâte nourrissante. Léger, durable, sans cuisson : le carburant des pèlerins traversant les déserts et l'Himalaya.
Là-haut, dans les Montagnes Neigeuses, le vent gèle le souffle et nul feu ne tient longtemps. Alors je porte ma farine d'orge grillée dans un sac contre ma robe. Une poignée au creux du bol, un peu d'eau tiède fondue à la flamme, on pétrit du doigt, et l'on mange en marchant. Ce n'est rien — et c'est tout ce qui m'a gardé en vie quand mes compagnons tombaient sur le sentier de glace.
- •Orge (ou millet) — ce qu'on peut porter (céréale de voyage)
- •Sel — une pincée (conservation et goût)
- •Eau ou thé chaud — selon disponibilité (réhydratation sur place)
Farine d'orge grillée des hauts cols
De l'orge (ou du millet) torréfié puis moulu en farine fine, que l'on transporte dans un sac et que l'on mélange sur place à de l'eau chaude pour former une pâte nourrissante. Léger, durable, sans cuisson : le carburant des pèlerins traversant les déserts et l'Himalaya.
Pourquoi ce plat ? Pour franchir le désert de Gobi « où ne volent pas même les oiseaux » et les cols glacés des montagnes, Faxian ne pouvait porter de marmite. Comme les peuples d'Asie centrale, il se nourrissait de farine de céréale grillée, mêlée à un peu d'eau ou de thé : l'aliment du marcheur par excellence.
Là-haut, dans les Montagnes Neigeuses, le vent gèle le souffle et nul feu ne tient longtemps. Alors je porte ma farine d'orge grillée dans un sac contre ma robe. Une poignée au creux du bol, un peu d'eau tiède fondue à la flamme, on pétrit du doigt, et l'on mange en marchant. Ce n'est rien — et c'est tout ce qui m'a gardé en vie quand mes compagnons tombaient sur le sentier de glace.
Ingrédients (version d’époque)
- Orge (ou millet) — ce qu'on peut porter (céréale de voyage)
- Sel — une pincée (conservation et goût)
- Eau ou thé chaud — selon disponibilité (réhydratation sur place)
Ingrédients
- Farine d'orge (ou de millet) grillée — 200 g (base)
- Orge perlé (si on grille soi-même) — 250 g (à torréfier puis moudre)
- Sel fin — 1 pincée (assaisonnement)
- Eau chaude — environ 80 ml par portion (liaison)
Préparation
- Si l'on part du grain : torréfier l'orge à sec dans une poêle à feu moyen, en remuant, jusqu'à une belle couleur dorée et une odeur de noisette.
- Laisser refroidir puis moudre finement (moulin, mixeur ou mortier) pour obtenir une farine.
- Pour servir : verser 3 à 4 cuillères de farine dans un bol, saler légèrement.
- Ajouter peu à peu de l'eau chaude (ou du thé) en mélangeant du doigt ou d'une baguette jusqu'à former une pâte souple.
- Façonner de petites boulettes et manger aussitôt.
Comment on faisait : La céréale grillée et moulue (ancêtre du tsampa tibétain et apparentée au chǎomiàn chinois) est un aliment de nomade et de pèlerin documenté sur toute la route entre la Chine, l'Asie centrale et l'Himalaya. Sa force : elle se conserve des mois, ne pèse presque rien et se prépare sans feu durable — idéale là où le combustible et le temps manquent.
Le twist contemporain : Version randonneur 2026 : la même farine d'orge battue avec un peu de thé au beurre… ou, plus douce, avec du lait et un trait de miel pour un porridge express sans cuisson.
Faxian · Charactorium