Zhāi (斋) — le repas monastique bouddhiste
La règle du moine bouddhiste chinois ne connaît ni entrée ni dessert : on prend deux repas frugaux et entièrement végétariens, l'un au lever (une bouillie légère), l'autre avant midi (le repas principal, car rien de solide n'est avalé après que le soleil a passé le zénith). Tout est servi dans le bol à aumônes (pātra), sans gâchis, en silence et en gratitude. En voyage, ce cadre se réduit à ce que les fidèles offrent ou à des vivres séchés que l'on porte sur soi.
Signature : Douchi (豆豉) — fèves de soja noires fermentées
Condiment salé et profondément umami, attesté en Chine dès les Han et omniprésent dans la cuisine des monastères des dynasties Jin et Song du Sud. Quelques fèves fermentées suffisent à donner du goût à une bouillie ou à des légumes, sans aucune chair animale : c'est le secret d'une cuisine maigre mais savoureuse.
Faxian à table
337 — 422
4 recettes d’époque
🧂
QuotidienZhōu de millet et de riz aux fèves fermentées
Bouillie du matin (zhōu 粥)
🧂 🍄· 55 min
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🧂
VoyageFarine d'orge grillée des hauts cols
Vivre de route (xíngliáng 行粮)
🧂· 30 min
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☕
BoissonDécoction de thé amer du monastère
Boisson de méditation (chá 茶)
☕· 10 min
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🍯
OffrandeRiz gluant au miel et aux jujubes pour l'offrande
Mets d'offrande (gòngyǎng 供养)
🍯· 45 min (hors trempage)
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