Gabriela Mistral(1889 — 1957)
Gabriela Mistral
Chili
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Gabriela Mistral, de son vrai nom Lucila Godoy Alcayaga, est une poétesse et diplomate chilienne. Première Latino-Américaine à recevoir le prix Nobel de littérature en 1945, elle a consacré son œuvre aux thèmes de l'amour maternel, de l'enfance et de l'identité latino-américaine.
Questions fréquentes
Citations célèbres
« Somos culpables de muchos errores y muchas faltas, pero nuestro peor crimen es el abandono de los niños. »
« Lo que el alma hace por su cuerpo es lo que el artista hace por su pueblo. »
Faits marquants
- Née en 1889 à Vicuña, au Chili, dans une famille modeste ; devient institutrice dès l'adolescence
- Publie Desolación en 1922, son premier grand recueil, marqué par la douleur et la spiritualité
- Reçoit le prix Nobel de littérature en 1945, première femme et premier Latino-Américain à obtenir cette distinction
- Représente le Chili comme consul honoraire dans plusieurs pays (Espagne, Portugal, Brésil, États-Unis)
- Meurt en 1957 à New York ; le Chili décrète un deuil national de trois jours
Œuvres & réalisations
Trois sonnets inspirés par la mort d'un amour de jeunesse. Ces poèmes lui valent une consécration nationale lors des Jeux floraux de Santiago.
Premier grand recueil publié à New York, mêlant douleur amoureuse, foi religieuse et amour de la nature et de l'enfance. Il établit sa réputation à l'échelle internationale.
Recueil de berceuses, rondes et poèmes pour enfants, traduit dans de nombreuses langues et devenu une référence de la littérature enfantine en espagnol.
Recueil poétique marqué par la spiritualité et la douleur, dont les droits furent reversés aux enfants orphelins de la guerre civile espagnole, illustrant son engagement humaniste.
Dernier recueil publié de son vivant, empreint d'une profonde mélancolie et d'une quête spirituelle intense, considéré comme l'une de ses œuvres les plus abouties.
Long poème épique publié après sa mort, dans lequel elle imagine un voyage à travers le Chili en compagnie d'un enfant indigène, célébrant la nature et l'identité de son pays.
Anecdotes
Gabriela Mistral naquit en 1889 dans la vallée d'Elqui, au nord du Chili, sous le nom de Lucila Godoy Alcayaga. Elle adopta son pseudonyme en hommage à deux poètes qu'elle admirait : l'Italien Gabriele D'Annunzio et le Provençal Frédéric Mistral. Ce nom d'emprunt devint bien plus célèbre que son nom de naissance.
À l'âge de quinze ans, Gabriela Mistral commença à enseigner dans des écoles rurales chiliennes sans avoir obtenu de diplôme officiel, car les autorités lui refusaient l'accès à l'école normale en raison de ses idées jugées trop libres. Elle obtint finalement son brevet d'institutrice en 1910, après un examen spécial, et devint l'une des pédagogues les plus respectées d'Amérique latine.
En 1922, le gouvernement mexicain invita Gabriela Mistral à participer à la réforme de son système éducatif aux côtés de José Vasconcelos. Elle parcourut le pays pour ouvrir des bibliothèques rurales et améliorer l'accès à l'éducation pour les populations indigènes, laissant une empreinte durable sur la politique culturelle mexicaine.
En 1945, Gabriela Mistral reçut le prix Nobel de littérature, devenant la première personne d'Amérique latine à obtenir cette distinction. Lors de la cérémonie à Stockholm, elle déclara recevoir ce prix au nom de toute l'Amérique latine et particulièrement de ses peuples indigènes. Cette reconnaissance mondiale lui valut un statut d'ambassadrice culturelle de son continent.
Gabriela Mistral passa une grande partie de sa vie comme consul honoraire du Chili dans différentes villes du monde (Madrid, Lisbonne, Los Angeles, New York, Naples). Cette fonction diplomatique atypique lui permit de voyager, d'écrire et de défendre les droits des femmes et des enfants à l'échelle internationale, tout en restant attachée à ses racines sud-américaines.
Sources primaires
Yo no tengo soledad / es mi desolación a nadie dada / y mi carne es un rosal encendido / y soy un viento que nadie ha atajado.
Je suis la directe représentante de la poésie de l'Amérique espagnole et je reçois cette récompense dans ma qualité de représentante de la race hispanique et de la langue espagnole.
Meciendo / El mar sus millares de olas, / meciendo al divino viento, / yo mező a mi niño.
La maestra es el más sagrado de los oficios humanos, porque en ella la humanidad deposita lo que tiene de más precioso: sus hijos y su futuro.
Lieux clés
Ville natale de Gabriela Mistral, dans une vallée andine aride et lumineuse qui a profondément inspiré sa poésie. Elle y est commémorée par un musée dédié à sa mémoire.
C'est là qu'elle travailla à la réforme du système éducatif mexicain dès 1922, ouvrant des bibliothèques rurales et collaborant avec le ministre José Vasconcelos.
Ville où elle résida plusieurs années comme consul et où mourut tragiquement son fils adoptif Juan Miguel en 1943, événement qui inspira certains de ses poèmes les plus sombres.
Ville où elle reçut le prix Nobel de littérature en décembre 1945, devenant ainsi la première voix d'Amérique latine honorée par cette distinction mondiale.
Elle y vécut ses dernières années et y mourut en 1957. C'est également à New York que son premier recueil Desolación fut publié en 1922 par l'Institut des Hispanophones.
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Sonetos de la muerte
1914
Poema de Chile
1967 (posthume)






