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Gâche vendéenne du dimanche
Pourquoi ce plat ? Dans la Vendée de Clemenceau, la gâche — brioche dense parfumée à la crème fraîche — couronnait les fêtes : Pâques, mariages, communions. Réservée aux grands jours, elle marquait la rupture avec le pain noir quotidien. Le souvenir des dimanches de Mouilleron-en-Pareds.
Une brioche fondante et serrée, enrichie de crème fraîche et de beurre, fendue d'une longue grigne sur le dessus, dorée au four. Moins aérienne qu'une brioche parisienne, plus rustique et plus généreuse.
Ne croyez pas que le Vendéen ne connaisse que la soupe et le labeur ! Aux jours de fête, ma grand-mère sortait la gâche : une brioche lourde et dorée, pétrie de crème et de beurre, qu'on n'osait entamer qu'après la messe. Elle la fendait d'un grand coup de lame sur le dessus pour qu'elle s'ouvre au four comme une fleur. Le dimanche, croyez-moi, cela valait toutes les pâtisseries de vos boulevards. La douceur, on l'apprécie d'autant mieux qu'on l'a méritée.
- •Farine de froment — une grande mesure (base)
- •Crème fraîche épaisse — un bol (moelleux signature)
- •Beurre — une motte (richesse)
- •Œufs — quelques-uns (liant)
- •Sucre — une mesure (douceur)
- •Levain de boulanger — ce qu'il faut (levée)
- •Eau-de-vie ou fleur d'oranger — un filet (parfum)
Gâche vendéenne du dimanche
Une brioche fondante et serrée, enrichie de crème fraîche et de beurre, fendue d'une longue grigne sur le dessus, dorée au four. Moins aérienne qu'une brioche parisienne, plus rustique et plus généreuse.
Pourquoi ce plat ? Dans la Vendée de Clemenceau, la gâche — brioche dense parfumée à la crème fraîche — couronnait les fêtes : Pâques, mariages, communions. Réservée aux grands jours, elle marquait la rupture avec le pain noir quotidien. Le souvenir des dimanches de Mouilleron-en-Pareds.
Ne croyez pas que le Vendéen ne connaisse que la soupe et le labeur ! Aux jours de fête, ma grand-mère sortait la gâche : une brioche lourde et dorée, pétrie de crème et de beurre, qu'on n'osait entamer qu'après la messe. Elle la fendait d'un grand coup de lame sur le dessus pour qu'elle s'ouvre au four comme une fleur. Le dimanche, croyez-moi, cela valait toutes les pâtisseries de vos boulevards. La douceur, on l'apprécie d'autant mieux qu'on l'a méritée.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine de froment — une grande mesure (base)
- Crème fraîche épaisse — un bol (moelleux signature)
- Beurre — une motte (richesse)
- Œufs — quelques-uns (liant)
- Sucre — une mesure (douceur)
- Levain de boulanger — ce qu'il faut (levée)
- Eau-de-vie ou fleur d'oranger — un filet (parfum)
Ingrédients
- Farine T45 — 500 g (base)
- Crème fraîche épaisse — 100 g (moelleux signature)
- Beurre mou — 100 g (richesse)
- Œufs — 3 (+ 1 pour la dorure) (liant)
- Sucre — 100 g (douceur)
- Levure de boulanger fraîche — 20 g (levée)
- Eau de fleur d'oranger — 1 c. à soupe (parfum)
- Sel — 1 pincée (équilibre)
Préparation
- Délayer la levure dans un peu de lait tiède. Dans un grand saladier, mélanger farine, sucre et sel.
- Ajouter les œufs, la crème fraîche, la fleur d'oranger et la levure délayée. Pétrir 10 min jusqu'à obtenir une pâte souple.
- Incorporer le beurre mou en plusieurs fois, pétrir encore jusqu'à ce que la pâte soit lisse et se détache des parois.
- Couvrir et laisser pousser 1 h 30 à 2 h à température ambiante, puis dégazer et façonner en gros pain ovale sur une plaque.
- Laisser lever encore 1 h. Dorer à l'œuf battu, fendre le dessus sur la longueur avec une lame, et cuire 25 à 30 min à 180 °C jusqu'à une belle couleur dorée.
Comment on faisait : La gâche se préparait la veille des fêtes et se conservait plusieurs jours grâce à la crème et au beurre. Sa fente caractéristique sur le dessus, tracée à la lame, la distingue de la brioche tressée. On la trempait parfois dans le café ou le chocolat du dimanche.
Le twist contemporain : Servir en tranches épaisses légèrement toastées avec une cuillerée de crème fouettée à la fleur d'oranger — façon « brioche perdue » des grands jours.
Georges Clemenceau · Charactorium





