Medovina — hydromel des ruches du monastère
Un hydromel doré, fermenté à partir du miel des ruches, parfumé d'épices douces et d'un zeste d'agrume. Boisson de célébration, à la fois sucrée et vineuse, qu'on sert tiède l'hiver ou frais l'été.
Un hydromel doré, fermenté à partir du miel des ruches, parfumé d'épices douces et d'un zeste d'agrume. Boisson de célébration, à la fois sucrée et vineuse, qu'on sert tiède l'hiver ou frais l'été.
Sur mes vieux jours, après les pois, ce sont les abeilles qui ont retenu mon attention — petites ouvrières dont j'espérais lire à mon tour l'hérédité. Leur miel, je le confie à l'eau et au temps : quelques semaines de patience, et la liqueur fermente d'elle-même, comme toute chose vivante obéit à des lois cachées. Une pointe de girofle, un zeste, et voilà de quoi réchauffer les frères aux fêtes d'hiver. Buvez-en avec mesure, je vous prie — le moine recommande la tempérance, fût-ce devant le fruit de ses propres ruches.
- •Miel des ruches — une bonne part (sucre fermentescible)
- •Eau de source — le triple du miel (liquide)
- •Clou de girofle, cannelle — quelques-uns (épices)
- •Zeste de citron — un (fraîcheur)
- •Levure naturelle (lie, levain) — un peu (ferment)
Medovina — hydromel des ruches du monastère
Un hydromel doré, fermenté à partir du miel des ruches, parfumé d'épices douces et d'un zeste d'agrume. Boisson de célébration, à la fois sucrée et vineuse, qu'on sert tiède l'hiver ou frais l'été.
Pourquoi ce plat ? Dans les dernières années de sa vie, l'abbé Mendel se passionna pour l'apiculture et tint un rucher au monastère, espérant retrouver chez les abeilles les lois d'hérédité qu'il avait lues dans les pois. Le miel de ses ruches, transformé en hydromel — boisson millénaire d'Europe centrale — relie directement le savant à cette dernière passion bourdonnante.
Sur mes vieux jours, après les pois, ce sont les abeilles qui ont retenu mon attention — petites ouvrières dont j'espérais lire à mon tour l'hérédité. Leur miel, je le confie à l'eau et au temps : quelques semaines de patience, et la liqueur fermente d'elle-même, comme toute chose vivante obéit à des lois cachées. Une pointe de girofle, un zeste, et voilà de quoi réchauffer les frères aux fêtes d'hiver. Buvez-en avec mesure, je vous prie — le moine recommande la tempérance, fût-ce devant le fruit de ses propres ruches.
Ingrédients (version d’époque)
- Miel des ruches — une bonne part (sucre fermentescible)
- Eau de source — le triple du miel (liquide)
- Clou de girofle, cannelle — quelques-uns (épices)
- Zeste de citron — un (fraîcheur)
- Levure naturelle (lie, levain) — un peu (ferment)
Ingrédients
- Miel (de préférence local) — 1 kg (sucre fermentescible)
- Eau de source — 3 L (liquide)
- Levure à hydromel ou levure de vin — 1 sachet (ferment)
- Clous de girofle — 2 (épice)
- Bâton de cannelle — 1 (épice)
- Zeste de citron non traité — 1 (fraîcheur)
Préparation
- Faites tiédir l'eau (sans bouillir) et dissolvez-y le miel pour obtenir un moût homogène ; laissez refroidir à température ambiante.
- Ajoutez les épices et le zeste, puis la levure réhydratée, et versez dans un récipient propre muni d'un barboteur (bonde) pour laisser échapper le gaz.
- Laissez fermenter à l'abri de la lumière, 3 à 6 semaines, jusqu'à ce que le barboteur cesse de bouillonner.
- Soutirez délicatement la liqueur claire en laissant la lie au fond, filtrez.
- Mettez en bouteilles et laissez vieillir au frais quelques semaines pour affiner.
- Servez frais en été, ou doucement tiédi avec une épice en hiver (sans jamais faire bouillir).
Comment on faisait : L'hydromel est l'une des plus anciennes boissons fermentées d'Europe ; dans les monastères, riches en ruches pour la cire des cierges, le miel excédentaire était volontiers transformé en boisson. La fermentation se faisait spontanément ou à l'aide de levures sauvages, en grands tonnelets, sur plusieurs semaines.
Le twist contemporain : Servez en petit verre à liqueur avec un fin ruban de zeste de citron et un soupçon de pollen de fleurs en hommage aux abeilles de l'abbé.
Gregor Mendel · Charactorium