La carte de Habib Bourguiba
Plat central de la maïda du vendredi (couscous partagé)

Couscous au poisson de Monastir

FestifDocumentée🌶️ 🧂moyen1 h 30

Une semoule roulée à la vapeur, dorée d'huile d'olive, posée sur un bouillon parfumé au carvi et à l'harissa, couronnée de mérou ou de daurade et de légumes mijotés. Le plat du dimanche au bord de la mer, qui sent l'iode et le piment doux.

Plat central de la maïda du vendredi (couscous partagé)

Une semoule roulée à la vapeur, dorée d'huile d'olive, posée sur un bouillon parfumé au carvi et à l'harissa, couronnée de mérou ou de daurade et de légumes mijotés. Le plat du dimanche au bord de la mer, qui sent l'iode et le piment doux.

Mes amis, laissez-moi vous dire : je suis né à Monastir, les pieds dans la mer, et nul ne me fera renier ce couscous-là. Chez nous, le poisson ne ment pas — on le veut sorti du filet le matin même, posé entier sur la semoule comme un drapeau. Ma mère roulait le grain à la main, patiemment, et moi enfant je guettais la vapeur monter du couscoussier. Goûtez l'harissa avec mesure, je vous en prie : la Tunisie aime le feu, mais un feu maîtrisé, comme une nation qui sait où elle va.
Habib Bourguiba
Ingrédients
  • Semoule de blé durun grand bol par convive (base roulée à la main)
  • Mérou ou daurade entierun beau poisson (pièce maîtresse du Sahel)
  • Huile d'olive du Sahelgénéreuse (graissage de la semoule et du bouillon)
  • Harissaune cuillerée (signature pimentée)
  • Carvi et coriandre moulusà l'envi (épices du bouillon)
  • Pois chiches trempésune poignée (légumineuse du bouillon)
  • Navets, carottes, courgettesselon la saison (légumes mijotés)
Comment on faisait : Dans le Sahel, les femmes roulaient la semoule à la main et la cuisaient à la vapeur au-dessus du bouillon dans un couscoussier en terre. Le poisson, abondant et bon marché sur le littoral, remplaçait la viande coûteuse de l'intérieur des terres.